Jean-Paul Bret (PS)
Jean-Paul Bret (PS) © Tim Douet

Amphi Z : Jean-Paul Bret contre une expulsion sans solution

Alors que le jugement concernant l'expulsion des migrants de l'Amphi Z à Villeurbanne doit être rendu le 10 mai prochain, le maire villeurbannais a réagi à cette éventualité.

Le Tribunal d'Instance de Villeurbanne doit rendre sa décision le 10 mai sur la demande d'expulsion formulée par la Métropole à l'encontre des migrants de l'Amphi Z. Depuis près d'un an et demi, entre 200 et 300 demandeurs d'asile ont trouvé refuge au 12, rue Baudin, dans l'ancienne caserne des pompiers villeurbannais. Un bâtiment appartenant à la Métropole qui doit être détruit pour construire le futur collège Cusset/Bonnevay. Mardi, alors qu'il présentait le dispositif "Accueillir à Villeurbanne" pour favoriser l'accueil des réfugiés, le maire Jean-Paul Bret avait salué l'organisation du squat : "Quand on voit comment ils sont occupés sans encadrement, ça montre qu'il suffit de peu de choses pour faire qu'un lieu devienne accueillant." Au lendemain de la mise en délibéré du jugement, et contacté par Lyon Capitale, l'élu a accepté de réagir à cette situation.

"On ne peut pas expulser sans solution viable derrière"

Si l'élu a concédé qu'il était "compliqué de se prononcer sur une décision qui n'a pas été rendue", il a tenu à rappeler que "la Métropole est dans son droit dans cette procédure en qualité de propriétaire des lieux." Le maire villeurbannais s'est néanmoins voulu rassurant quant à l'hypothèse où la légalité de l'expulsion serait validée par la justice : "Cette expulsion ne pourrait pas se faire directement. Il faudrait d'abord que la Métropole en fasse la demande au Préfet qui est le seul à pouvoir mobiliser des forces de l'ordre pour procéder à une évacuation. Et ce n'est pas sûr qu'il accepte." Car cette option ne serait probablement pas à l'ordre du jour si l'on en croit Jean-Paul Bret. "J'ai eu l'occasion d'en parler avec des représentants de la Métropole et de la Préfecture, a confié le maire socialiste. Il y a des discussions et elles semblent aller dans le bon sens. On ne peut de toute façon pas expulser les habitants sans avoir trouvé de solution viable derrière."

Le 1er septembre, un délai "pas déraisonnable"

Cette solution pourrait-elle se retrouver dans les "squats officiels" que le maire appelait de ses vœux mardi ? "Ça ou autre chose, répond-il. Ça dépend des situations de chacune des personnes." Un "cas par cas" difficile à évaluer d'après les retours que Jean-Paul Bret a pu avoir du terrain. "Le problème de l'Amphi Z, c'est qu'il faudrait pouvoir réaliser un diagnostic social sur place, poursuit l'élu. Mais leurs représentants – qui n'habitent pas là – s'y opposent au motif que ce serait du fichage. Pourtant les habitants le veulent." A noter que le maire de Villeurbanne a par ailleurs estimé que le délai de cinq mois, jusqu'au 1er septembre, réclamé par la défense lors de l'audience de mercredi n'était "pas déraisonnable".

3 commentaires
  1. Galapiat - 11 avril 2019

    Rivasi dénote de sa méconnaissance totale de l'ampleur des dégâts de l'amiante , en la comparant au chlordécone.

    1. Abolition_de_la_monnaie - 11 avril 2019

      'savent plus quoi faire pour avoir matière à critiquer les écologistes, ces sacrés conducteurs de voiture... :o)

  2. JANUS - 11 avril 2019

    J.P. Bret, maire de Villeurbanne, la vile du Bien VIvre ensemble !

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