© Céline Vautey / 2026

Rue Grenette, frais de représentation, Rive Droite... : les grandes mesures prises par la Métropole de Lyon depuis le début du mandat 

Alors que le mois d'août débute, Lyon Capitale revient sur les grandes mesures qui ont marqué ce début de mandat depuis l’arrivée de Véronique Sarselli à la Métropole de Lyon en mars dernier. 

Avant la rentrée de septembre et son lot de nouveautés, la rédaction de Lyon Capitale se replonge dans les actualités qui ont rythmé ce début d’année. Avec l’arrivée de Véronique Sarselli (LR) à la tête de la Métropole de Lyon, anciennement dirigée par l’écologiste Bruno Bernard, les annonces et premières mesures n’ont pas manqué d’animer les débats. Petit tour d’horizon. 

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Le projet Rive Droite définitivement abandonné 

Portée par les écologistes Grégory Doucet, maire de Lyon, et Bruno Bernard, ancien président la Métropole de Lyon, la requalification de la rive droite du Rhône s’était imposée comme l’un de leurs projets phares. Tout s’est arrêté brutalement le 27 mars, après que Véronique Sarselli, fraîchement élue, a décidé de suspendre les travaux, prévus trois jours plus tard. Sans faire d'annonce officielle, l’ancienne maire de Sainte-Foy-lès-Lyon a définitivement abandonné le projet, comme nous le révélions le 23 juillet, provoquant la colère de l'opposition. Pour rappel, le projet prévoyait quatre voies de circulation maximum. L'espace libéré aurait ainsi permis d'installer la Voie lyonnaise n°6, tandis que les piétons auraient bénéficié d'une surface de déplacement augmentée de plus de 75 %. 1,7 km de voie en site propre étaient réservé aux bus.

Lire aussi : Rive Droite à Lyon : Véronique Sarselli brise le silence pour défendre l’abandon du projet

La réouverture de la rue Grenette pour septembre

La rue Grenette aura, elle aussi, cristallisé toutes les tensions entre la Ville et la Métropole de Lyon puisque Véronique Sarselli avait promis sa réouverture aux voitures durant la campagne. La collectivité a annoncé début juillet que cela devrait "vraisemblablement" intervenir "à la rentrée de septembre", quand bien même la consultation citoyenne lancée par la Ville de Lyon en mai a récolté plus de 17 000 participations et que selon la municipalité, 72 % des votants se sont exprimés en faveur du maintien de l’axe sans circulation automobile. En parallèle, la Métropole de Lyon a assoupli la zone à trafic limité (ZTL), en instaurant deux formules en semaine et le week-end. Grégory Doucet s’était ensuite dit favorable à l’organisation d’un référendum sur les aménagements en Presqu’île. Proposition aussitôt balayée par Véronique Sarselli. "Si l’on doit faire un référendum, on le fait avant la mise en place d’un projet. La ZTL et la rue Grenette sont des décisions qui ont été prises sous l’ancien mandat. À aucun moment, il n’est venu à l’idée de faire un référendum. C’est un peu fort aujourd’hui de demander un référendum", lançait-elle chez nos confrères de BFM Lyon. 

Lire aussi : Rue Grenette, ZTL : 100 jours après l’arrivée de Véronique Sarselli à la Métropole de Lyon, un premier bilan et des annonces

Augmentation des frais de représentation

La mesure avait fait grincer des dents l’opposition lors du conseil métropolitain d’avril. Après avoir longtemps fustigé la gestion financière de l’ancienne majorité écologiste et constaté une situation "largement dégradée" , Véronique Sarselli a pourtant fait augmenter l’indemnité des élus, dont la sienne, de 700 euros. Les enveloppes de frais de représentation ont également été revues à la hausse, jusqu’à 7 000 euros par an pour la directrice de cabinet et à 4 500 euros pour chaque directeur adjoint. Supprimées sous l’ancien mandat, l’exécutif métropolitain a réintroduit les voitures de fonction. 11 véhicules sont désormais autorisés, aussi bien pour les déplacements professionnels que privés.

Également présidente du Sytral, Véronique Sarselli a quadruplé ses indemnités, portant sa rémunération à 2 877,37 euros brut, contre 727 euros lors du précédent mandat. L'indemnisation des vice-présidents, établie à 641 euros lors du mandat écologiste (sauf pour le premier vice-président Jean-Charles Kohlhaas), a, quant à elle, grimpé à 1 356,47 euros brut.

Commission sur les violences sexistes et sexuelles 

La plainte pour viol déposée le 13 mai contre Roman Abreu, ancien conseiller de Jean-Michel Aulas, n’a pas fini de bousculer le nouvel exécutif métropolitain. Depuis ces révélations, les trois vices-présidents, tenus au courant en février des faits qui se seraient déroulés début janvier, Jean-Michel Aulas (rayonnement et partenariats métropolitains, innovation et en charge des grands projets), Laure Cédat (culture, création et initiatives territoriales) et Emmanuel Imberton (économie, emploi et insertion professionnelle), se sont vu retirer leurs délégations par Véronique Sarselli, mais refusent toujours de démissionner. Vivement critiquée pour avoir refusé d’évoquer l’affaire durant le conseil métropolitain du 22 juin, la présidente de la collectivité a depuis annoncé avoir chargé la conseillère métropolitaine Élodie Roux de Bézieu d’une "mission spéciale" sur les violences sexistes et sexuelles. Cette mission consiste à dresser un "état des lieux" des dispositifs métropolitains, d’en analyser "la lisibilité, l’accessibilité et l’articulation" et de formuler, "dans un délai de six mois", des propositions "concrètes" pour renforcer l’action de la Métropole de Lyon.

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Le chemin Neuf bientôt rouvert

Après l’accident d’une adolescente à vélo survenu début mai, le chemin Neuf (5e arr.) est également revenu sur le devant de la scène. Réservé aux vélos (hors ayants droit) depuis août 2024, l’axe devrait, lui aussi, rouvrir aux voitures. Si aucune date n’a pour l’heure été communiquée, plusieurs aménagements ont déjà été réalisés pour sécuriser l’axe. Un premier panneau a été installé à la mi-mai, signalant aux cyclistes la pente dangereuse.

Le radar pédagogique montée du Chemin Neuf à Lyon. (@Vincent Guiraud)

Depuis, le radar pédagogique promis a été installé. Ce dernier affiche la vitesse jusqu’à 30 km/h, puis indique "TROP VITE" au-delà. Plusieurs bandes rugueuses ont également été posées en amont du virage situé en bas de la pente, ainsi qu’au niveau du radar. Des signalétiques verticales et horizontales (au sol) sont désormais visibles pour les cyclistes en haut et en bas de l’axe. Des totems de communication ont également été installés. Les services de la Métropole de Lyon indiquent enfin que la collectivité travaille actuellement avec les architectes des Bâtiments de France et la mairie du 5e arrondissement sur la réalisation d’une glissière de sécurité. 

Lire aussi : Chemin Neuf à Lyon : la Ville intensifie les contrôles mais craint toujours une possible réouverture

Un dispositif d’aide aux mineurs isolés menacé de fermeture ? 

Le 16 juillet, les députés Marie-Charlotte Garin (EELV), Boris Tavernier (EELV), Anaïs Belouassa-Cherifi (LFI) et Sandrine Runel (PS) écrivaient à la Métropole de Lyon et à la préfecture du Rhône pour leur fait part de leur inquiétude quant à la probable fermeture de deux dispositifs d’accueil de mineurs non-accompagnés en recours de minorité sur le territoire. Ils indiquaient que les Stations Milan et Rockefeller devaient respectivement fermer leurs portes les 30 septembre et 31 décembre après que la collectivité et l’État ont décidé de stopper leurs subventions au dispositif. Cela représente 700 000 euros par an pour la Métropole de Lyon. Absent de la délibération concernant le financement des associations chargées par la collectivité de gérer ces dispositifs d’hébergement le 22 juin, le dispositif sera bien à l’ordre du jour en septembre prochain lors du conseil métropolitain. L'avenir des deux Stations devrait donc être scellé le mois prochain.

Lire aussi : Dispositifs d’accueil de mineurs isolés menacés : quatre députés écrivent à la Métropole de Lyon et au préfet du Rhône

La Métropole au secours de la boulangerie Paneo à Bron

Le 16 avril, Véronique Sarselli s’est symboliquement rendue au 272 route de Genas, à Bron, pour annoncer le sauvetage de la boulangerie Paneo, menacée de destruction dans le cadre des travaux du futur Bus à haut niveau de service (BHNS). Taclant au passage son prédécesseur, la présidente de la Métropole de Lyon avait présenté le nouveau tracé du BHNS, désormais en forme de vague, permettant de ne pas toucher au bâti de la boulangerie, mais qui viendra préempter 120 m² du parking du commerçant, supprimant seulement deux places de stationnement. "Quand on pose tout sur le papier, et avec de la volonté, on y arrive", résumait-elle. 

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