Contrôle de la police municipale place Jean Macé à Lyon. (CM)

Lyon : la police renforce ses opérations de contrôles des trottinettes électriques cet été

Alors que les accidents en trottinette ont été multipliés par huit entre 2019 et 2025, avec une moyenne de 80 accidents par an, la police municipale va mener des opérations de contrôles plusieurs fois par semaine cet été.

Il y avait du monde ce vendredi matin place Jean-Macé, dans le 7e arrondissement de Lyon. Au croisement des très fréquentées avenues Berthelot et Jean-Jaurès, la brigade cycliste et l’unité mobile de circulation de la Ville de Lyon ont procédé, dès 9 h 30, à une vaste opération de contrôles des usagers en trottinette, mais aussi des cyclistes, après celle réalisée il y a quelques semaines montée du Chemin-Neuf (5e arr.). "Nous sommes là pour faire entendre un message : celui de respecter les autres dans l’espace public et que l’on ne fait pas n’importe quoi", déclare Laurent Bosetti, adjoint délégué aux Mobilités.

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La mise en fourrière sera "systématique"

Alors qu’entre 2019 et 2025 la France a connu une "explosion" des accidents et des personnes décédées en trottinette, passant ainsi d’une dizaine à près de 80 morts par an, ce type de contrôle va être amené à se répéter "plusieurs fois par semaine", tout au long de l’été, poursuit l’adjoint. Si l’accent est d’abord mis sur la prévention, la Ville de Lyon veut durcir le ton. "J’ai demandé aux services d’étudier la possibilité d’acheter d’un curvomètre pour vérifier la vitesse des véhicules et que la police municipale, sous ce mandat, systématise la mise en fourrière des véhicules débridés", détaille Laurent Bosetti. Cette mesure concernera également les véhicules non-assurés et non-homologués.

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Car sécuriser les usagers est "urgent" confie un agent de police. "On a une explosion de fréquentation avec tout le lot d’infractions que cela entraîne, comme le port des écouteurs, la circulation sur les trottoirs, le non-respect des feux rouges et le transport d’un deuxième passager", explique-t-il encore. Si la majorité se plie aux règles, d’autres font la sourde oreille. "Les gens, parfois, ne comprennent pas, ou ne veulent pas comprendre, donc on explique à nouveau et parfois, on sanctionne", conclut le policer.

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La Ville de Lyon relance son appel à manifestation d’intérêt

Parmi les autres annonces, Laurent Bosetti a indiqué que la Ville de Lyon relançait dès ce mois-ci son appel à manifestation d’intérêt pour les trottinettes en libre-service. Depuis 2019, c’est l’opérateur Dott qui gère l’ensemble de la flotte entre Rhône et Saône. "Pour nous, c’est un mode de prévention en matière de sécurité routière parce que les trottinettes sont régulées et surveillées." Pour rappel, depuis début avril, Dott procède à un renouvellement de ses trottinettes afin de les rendre plus performantes et sécurisés (nouvelle batterie, support de téléphone, système de détection de conduite à deux, etc.).

"Nous allons également renforcer notre cahier des charges sur les volet sécurité routière et bonne organisation du stationnement", indique Laurent Bosetti, qui précise dans le même temps que le nouveau contrat sera mis en place dès février 2027.

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Concernant la rue Grenette, "c’est Véronique Sarselli qui est dans le déni"

Aux côtés de Grégory Doucet, hier, pour déplorer la décision de Véronique Sarselli de rouvrir la rue Grenette aux automobilistes en septembre, l’adjoint au maire estime que c’est bien la présidente de la Métropole de Lyon qui est "dans le déni." Estimant qu'elle "s’assoie" sur les résultats de la concertation citoyenne lancée par la municipalité écologiste, Laurent Bosetti s’inquiète du retour des voitures sur l’axe. "On va retrouver le trafic englué des bus qui vont condamner les 90 000 usagers quotidiens à des dégradations de leur temps de trajet. Sans parler de la sécurité routière des vélos, trottinettes et des piétons. On met à mal quelque chose qui fonctionnait", assure l’adjoint, qui qualifie le raisonnement de Véronique Sarselli d'"erroné."

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Le référendum proposé par le maire a par ailleurs été refusé par Veronique Sarselli. "C’est une posture qui nous paraît complètement hallucinante pour quelqu’un qui vient de prendre ses fonctions", tacle l'adjoint. Et ajouter : "Quand madame Sarselli dit qu’il y a eu des élections métropolitaines, oui, à condition de voir la légitimité des urnes pour le maire de Lyon, la maire du 1er arrondissement et de la circonscription Lyon-Centre." "Si elle veut faire confiance aux urnes, pourquoi refuse-t-elle ce référendum ? De quoi a-t-elle peur ?", s'interroge enfin Laurent Bosetti.

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