La présidente de la Métropole de Lyon se dit "très étonnée" par la proposition de référendum faite par Grégory Doucet concernant la Presqu’île et estime qu’il "continue de ne pas comprendre la réalité."
Sans surprise, c’est un non catégorique. Invitée de nos confrères de BFM Lyon ce jeudi 2 juillet, la présidente de la Métropole de Lyon, Véronique Sarselli, a balayé d’un revers de la main la proposition faite quelques heures plus tôt par le maire de Lyon, Grégory Doucet, d’organiser un référendum sur les aménagements en Presqu’île. L’idée a été soumise par l’édile après que Véronique Sarselli a annoncé rouvrir la rue Grenette aux voitures dès septembre et assouplir la zone à trafic limité (ZTL) cet été.
"Je ne vois pas pourquoi on ferait un référendum"
"J’observe que le maire s’agite beaucoup, voire s’énerve beaucoup ces temps-ci", a-t-elle lancée, indiquant être "très étonnée" par cette proposition de référendum. "Si l’on doit faire un référendum, on le fait avant la mise en place d’un projet. La ZTL et la rue Grenette sont des décisions qui ont été prises sous l’ancien mandat. À aucun moment, il n’est venu à l’idée de faire un référendum. C’est un peu fort aujourd’hui de demander un référendum", a-t-elle ajouté. Jugeant par ailleurs la concertation citoyenne lancée par la Ville de Lyon le 30 avril dernier, à laquelle plus de 17 000 personnes ont répondu, "peu crédible" et "peu sérieuse", Véronique Sarselli a réaffirmé "que les élections métropolitaines ont tranché la question de manière claire." Et d’ajouter : "Je ne vois pas pourquoi on ferait un référendum."
La présidente de la Métropole de Lyon a également indiqué travailler à trois propositions pour la rue Grenette en se basant "sur les retours du terrain." "Aujourd’hui, cette ZTL ne fonctionne pas. Pendant toute une année, des commerçants, des habitants, des professionnels ont clairement dit ce qu’ils pensaient. 80 % des ayants droit sont des professionnels."
"Grégory Doucet est dans le déni"
Quant au dialogue et à l’écoute qu’elle souhaitait renouer avec les maires du territoire, "écouter des maires, ça ne veut pas dire oui à tout", résume-t-elle. "Force est de constater qu’il continue de ne pas comprendre la réalité. Je pense que Grégory Doucet est dans le déni de ce qui se passe réellement vis-à-vis de la rue Grenette et de la ZTL", a-t-elle jugé. La présidente de la collectivité a enfin assuré qu’elle reviendrait vers le maire de Lyon "pour travailler avec lui", mais "écouter les maires, ça ne veut pas dire renoncer. Je rappelle que ces décisions sont les retours du terrain", a-t-elle conclu.
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