De la planète Mars à l’ADN, en passant par l’écologie et l’économie : à Lyon, douze doctorants ont expliqué leur thèse… en trois minutes.
Et si la science se racontait comme un stand-up scientifique ? C’est tout le pari de Ma Thèse en 180 secondes (MT180), le grand concours international francophone qui transforme les doctorants en véritables artistes de la vulgarisation.
Inspiré du Three Minute Thesis (3MT), né au Québec et porté en France par France Universités et le CNRS, le défi est aussi simple qu’exigeant : 3 minutes chrono pour rendre compréhensibles plusieurs années de recherche. Sur scène, un seul support visuel, un public curieux… et surtout une mission : captiver, expliquer et convaincre.
Dans ce véritable stand-up scientifique, les doctorants se succèdent face à un jury composé de chercheurs, de journalistes et d’acteurs du monde académique, mais aussi devant un public non spécialiste. Ici, pas de jargon ni de présentations interminables, la science devient récit, pédagogie et performance.
Aux côtés de cet événement qui prouve que la recherche peut être aussi passionnante qu’un spectacle, Lyon Capitale s’engage depuis plusieurs années comme partenaire média pour porter la voix de celles et ceux qui feront la science de demain. Un concours qui révèle autant les talents de chercheurs que la force du stand-up scientifique pour partager la connaissance.
La 13e édition de la finale lyonnaise de Ma Thèse en 180 secondes s'est déroulée jeudi soir dans le Grand amphithéâtre de l'Université de Lyon ( Lyon 7e), devant un public de près de 500 personnes.
Douze candidats se sont présentés à cette grande finale. Quatre prix ont été décernés. Un billet pour la finale régionale, le 28 avril prochain, à Clermont-Ferrand. Et pourquoi pas décrocher une place pour la finale nationale le 28 mai à Lille.
1er Prix du jury : Sasha Darmon, doctorant en bio-informatique
Intitulé de son sujet de thèse : Développement de modèles et d’algorithmes pour la gestion des répétitions dans l’assemblage de novo de transcriptomes
L’objet de sa thèse en 3 lignes : L'ADN est comme un puzzle gigantesque, mais chez certaines espèces, beaucoup de pièces sont identiques et se répètent, ce qui rend leur analyse très difficile. Je développe donc des algorithmes informatiques capables de démêler ces régions génétiques très complexes.
2e Prix du jury : Inès Torres Auré, doctorante en géologie
Intitulé de son sujet de thèse : Enregistrement sédimentaire de l'ancien Mars (Noachien).
L’objet de sa thèse en 3 lignes : Ma thèse étudie les environnements sédimentaires de Mars il y a environ 4 milliards d’années et les processus d’altération des roches liés à l’eau. Elle contribue à la préparation de la mission robotisée européenne ExoMars, qui amarsira en 2030 pour explorer des dépôts sédimentaires anciens, cibles privilégiées pour la recherche de biosignatures.
3e Prix du jury : Elodie Corvaisier, doctorante en sciences économiques
Thématique de son sujet de thèse : Normes sociales de genre, déplacements forcés et transformation des croyances dans des contextes de crise humanitaire.
L’objet de sa thèse en 3 lignes : Ma thèse étudie comment les déplacements forcés, suite aux attaques terroristes, influencent les normes sociales liées au genre (mariage forcé et pratique des mutilations génitales féminines) au Burkina Faso. Elle analyse le décalage entre ce que les individus pensent personnellement et ce qu’ils croient être l’opinion collective. Ce décalage peut freiner les changements de normes sociales ; comprendre ces perceptions permet d’identifier des leviers pour réduire des pratiques néfastes sur les petites filles au Sahel
Prix du public : Célia Lacomme, doctorante en écologie évolutive
Intitulé de son sujet de thèse : Comprendre les conséquences de l'anthropisation sur le microbiome intestinal, le pathobiome et la santé d’une espèce de primate non-humain, le babouin chacma (Papio ursinus)
L’objet de sa thèse en 3 lignes : Ma thèse a pour but de comprendre l’impact des perturbations humaines sur le microbiome intestinal et la santé des babouins chacma, une espèce de primate en Afrique du Sud.

Les portraits des 12 doctorants sélectionnés pour la finale locale lyonnaise de Ma Thèse en 180 secondes
- Ma Thèse en 180 secondes Lyon : "la vulgarisation est un merveilleux outil d’information" (Aurélie Guinot, doctorante en sciences)
- Ma Thèse en 180 secondes Lyon : "je trouve important de mieux représenter les femmes dans les sciences" (Angèle Denis, doctorante en imagerie biomédicale)
- Ma Thèse en 180 secondes Lyon : "c’est en partie ce qui m’a aidée à me projeter dans une thèse" (Claudia Schiavini, jeune docteure en sciences exactes)
- Ma Thèse en 180 secondes Lyon : "je veux rendre accessible ce que je fais" Elise Cheynet, doctorante en sciences de la vie (Elise Cheynet, doctorante en sciences de la vie)
- Ma Thèse en 180 secondes Lyon : "être chercheuse implique de partager ses connaissances" (Inès Torres Auré, doctorante en géologie)
- Ma Thèse en 180 secondes Lyon : "j’espère contribuer à rapprocher la science de la société" (Manon Lambert, jeune docteure en sciences de gestion, participe à Ma Thèse en 180 secondes -Université de Lyon 2026)
- Ma Thèse en 180 secondes Lyon : "une porte d’entrée pour permettre des questionnements" (Margot Coisnon, doctorante en génie des procédés, participe à Ma Thèse en 180 secondes -Université de Lyon 2026)
- Ma Thèse en 180 secondes Lyon : "une expérience de vulgarisation qui oblige à penser en termes simples les concepts complexes" (Romain Borgna, doctorant en génie des procédés, participe à Ma Thèse en 180 secondes -Université de Lyon 2026)
- Ma Thèse en 180 secondes Lyon : "sortir de sa zone de confort fait partie de la formation d’un chercheur" (Lili Bruyère, doctorante en immunologie, participe à Ma Thèse en 180 secondes -Université de Lyon 2026)
- Ma Thèse en 180 secondes Lyon : "prouver que la science peut faire sourire tout en soulevant de vrais questionnements" (Sasha Darmon, Sasha Darmon, doctorant en bio-informatique, participe à Ma Thèse en 180 secondes -Université de Lyon 2026)
- Ma Thèse 180 secondes Lyon : Il est crucial de comprendre comment les êtres vivants s’adaptent et survivent" (Célia Lacomme, doctorante en écologie évolutive, participe à Ma Thèse en 180 secondes -Université de Lyon 2026)£
- Ma Thèse en 180 secondes Lyon

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