Lyon Capitale vous présente les quatre candidats en lice pour la présidence de la Métropole de Lyon. Une élection qui s'achemine vers un duel entre Bruno Bernard et Véronique, arbitré par les extrêmes.
Bruno Bernard

Les Écologistes-PS-PCF-Place publique
55 ans, chef d’entreprise
Mandats actuels : président Les Écologistes de la Métropole de Lyon, président du Sytral
Le président de la Métropole de Lyon a passé son mandat à l’ombre de l’impopularité de Grégory Doucet, alors même que certaines des politiques publiques les plus contestées ont été décidées à l’hôtel métropolitain de la rue du Lac (3e). Ce qu’il a gagné en confort pendant six ans, il le perd toutefois en notoriété dans cette campagne qui s’achève. Bruno Bernard reste une personnalité encore assez méconnue. À mi-mandat, nous l’avions présenté comme l’inconnu le plus puissant de France, sans qu’il n’en prenne ombrage. Depuis son entrée en campagne, il multiplie les déplacements et les annonces contrastant avec un mandat où il a pu donner l’impression de peu goûter aux exercices de représentations publiques. Jusqu’en 2020, Bruno Bernard était un homme de l’ombre au cœur d’un monde politique dans lequel il baigne depuis toujours. Son père, Roland Bernard, sénateur-maire d’Oullins, était un proche de François Mitterrand. La légende veut que l’actuel président de la Métropole sautait, enfant, sur les genoux du premier président de la République socialiste. Il a quitté le PS en 2002 pour rejoindre Les Verts. Un parti dans lequel il s’est rendu incontournable en coulisses comme négociateur des accords avec les partenaires politiques et spécialiste de la carte électorale et du tableur Excel. Jusqu’en 2020, il était éclipsé par d’autres écologistes plus médiatiques comme Béatrice Vessiller ou Étienne Tête à Lyon. Jusqu’à son élection à la présidence de la Métropole, il n’avait siégé rue du Lac qu’entre 2014 et 2020. Son profil plus politique et plus madré lui a permis d’éviter les polémiques stériles ayant accompagné les premiers mois d’exercice du pouvoir de Grégory Doucet. Il s’était aussi entouré d’une équipe de vice-présidents plus expérimentée. Premier président de la Métropole élu au suffrage universel direct, il en a plus pleinement assumé les compétences que Gérard Collomb et David Kimelfeld. L’avènement du fait métropolitain a cristallisé la colère des maires de droite qui ont dénoncé pendant six ans un conflit de légitimité entre les deux collectivités.
Véronique Sarselli

LR-Grand Cœur lyonnais
58 ans, professeure d’économie à Lyon 3
Mandats actuels : maire LR de Sainte-Foy-lès-Lyon, conseillère métropolitaine
Véronique Sarselli n’en est pas à sa première tentative pour accéder à la présidence de la Métropole de Lyon. En 2017, lorsque Gérard Collomb est nommé par Emmanuel Macron au ministère de l’Intérieur et doit abandonner son fauteuil de président, la cheffe de file Grand Cœur lyonnais avait fait acte de candidature. L’élection était jouée d’avance, David Kimelfeld bénéficiant d’une majorité confortable. À droite, les patrons de l’époque François-Noël Buffet et Philippe Cochet n’avaient pas souhaité voler au secours de la défaite. Cette candidature de témoignage a été un acte fondateur pour celle qui n’était alors que la maire de Sainte-Foy-lès-Lyon depuis trois ans et qui ne comptait pas parmi les cadres locaux des Républicains. Elle s’est définitivement imposée comme une personnalité estimée à droite en obligeant les écologistes à faire machine arrière sur leur projet de téléphérique entre Gerland et Francheville qui traversait sa commune de Sainte-Foy-lès-Lyon. Pour les élections métropolitaines, elle devait initialement soutenir la candidature de Gilles Gascon qui lui avait proposé de former un binôme avec lui. Mais quand le maire de Saint-Priest a refusé l’obstacle de la primaire interne face à Sébastien Michel, maire d’Écully, elle s’est engouffrée, avec succès, dans la brèche. Certains de ses pairs, continuant à la sous-estimer, gardent toujours en tête de la supplanter au troisième tour. Véronique Sarselli, qui cultive son tempérament corse, elle est née sur l’île de beauté, met régulièrement en avant sa pugnacité pour balayer ces rumeurs. L’hypothèse paraît moins plausible depuis qu’elle a fait alliance avec Jean-Michel Aulas qui la présente comme la future présidente de la Métropole. Il compte toutefois être son premier vice-président et sera en position de faire ou défaire les majorités avec un contingent d’élus qui sera équivalent à celui des Républicains.
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