Jean-Michel Aulas et Grégory Doucet
Jean-Michel Aulas et Grégory Doucet©PHOTOPQR/LE PROGRES/StÈphane GUIOCHON
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Municipales 2026 à Lyon : le portrait des têtes de listes

Lyon Capitale vous présente les six principaux candidats aux élections municipales qui s’articulent jusqu’à présent autour du duel entre Jean-Michel Aulas et le maire sortant Grégory Doucet.

Grégory Doucet

Grégory Doucet
Grégory Doucet

Liste Union de la gauche et des Écologistes

52 ans

Cadre dans l’humanitaire

Mandat actuel : maire de Lyon et conseiller métropolitain

En 2020, il avait navigué sous les radars jusqu’au premier tour, prospérant à l’ombre de la guerre fratricide à laquelle se livraient Gérard Collomb et ses anciens dauphins David Kimelfeld et Georges Képénékian. Grégory Doucet avait aussi été porté au pouvoir par un contexte favorable aux écologistes. De nombreuses marches pour le climat avaient eu lieu les mois ayant précédé le scrutin. L’écologie était alors porteuse. Six ans plus tard, Grégory Doucet doit composer avec des vents contraires. Sa personnalité, plus que son action à la tête de la Ville, a cristallisé les colères. Jugé moralisateur, trop militant, l’écologiste, qui découvrait l’exercice du pouvoir, n’a pas réussi à tisser une relation avec sa ville. Il devait aussi relever le défi de passer après Gérard Collomb, maître en la matière. À la différence de 2020, il affronte un candidat, l’attrape-tout Jean-Michel Aulas, qui a à peu près réussi à unir tous ceux qui veulent tourner la page des écologistes. Malgré l’accumulation de ces handicaps, Grégory Doucet fait preuve de combativité dans cette campagne et retrouve un peu de la fraîcheur qui l’accompagnait en 2020.

Jean-Michel Aulas

Liste Cœur lyonnais (LR-Renaissance)

Jean-Michel Aulas
Jean-Michel Aulas

77 ans

Chef d’entreprise

Aucun mandat

La politique le titillait depuis longtemps. En 2001, son nom avait circulé pour tenter de succéder à Raymond Barre sur fond de division de la droite. Un quart de siècle plus tard, Jean-Michel Aulas s’est imposé en écrasant ses potentiels rivaux par sa notoriété. Il a surtout réussi à recomposer une famille qui s’était totalement décomposée des macronistes aux Républicains en passant par d’anciens élus de Gérard Collomb, orphelins d’une offre centriste. Jean-Michel Aulas s’inscrit d’ailleurs dans une forme de nostalgie de l’ancien maire de Lyon promettant de renouer avec la dynamique du début des années 2000, qui coïncidait avec l’âge d’or de l’OL. Il recycle certains de ses projets comme le métro E ou un tunnel sous le tunnel de Fourvière qui s’apparente à une nouvelle version de l’Anneau des sciences que proposait Gérard Collomb en 2020. Jean-Michel Aulas survole la campagne surfant sur son image de chef d’entreprise et une popularité sans équivalent construite pendant ses quarante années passées à la tête de l’OL. Il applique dans sa campagne les mêmes méthodes que celles qu’il pratiquait à l’OL ou Cegid. Il délègue à quelques hommes de confiance la gestion des affaires courantes et gère avec assurance, et une certaine verve malgré son inexpérience politique, l’incarnation du projet. La campagne n’a pas levé tous les doutes sur le croisement entre ses intérêts privés et sa probable future action publique ou sur son programme, à ce stade. Coïncidence du calendrier, il fêtera son anniversaire le 22 mars, jour du second tour des élections municipales.

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