Véronique Sarselli est la première femme à occuper ce poste

Métro E, cohabitation et ZTL : élue présidente de la Métropole de Lyon, Sarselli trace sa feuille de route

Après son élection à la tête de la Métropole de Lyon, Véronique Sarselli en a profité pour prendre la parole. Priorités, cohabitation avec Doucet ou encore TEOL, zoom sur ce qu'il fallait retenir de cette matinée électorale.

Cette fois, c'est officiel. Après sa victoire dimanche sur le président sortant, l'écologiste Bruno Bernard, Véronique Sarselli (Les Républicains) prend les rênes de la Métropole de Lyon. Des doutes persistaient sur la candidature du maire Horizons de Rillieux-la-Pape Alexandre Vincendet, cela n'aura finalement pas été le cas, et la maire de Sainte-Foy-lès-Lyon présidera bien la collectivité pour les six ou sept prochaines années. Véronique Sarselli devient ainsi la première femme présidente de la Métropole de Lyon.

"Les maires doivent être concertés, quelle que soit leur sensibilité"

Interrogée à de nombreuses reprises pendant l'entre-deux-tours sur une probable cohabitation avec le maire de Lyon écologiste Grégory Doucet, Véronique Sarselli expliquait déjà "vouloir être la présidente de tous les maires". Un mantra qu'elle a une nouvelle fois répété ce jeudi de manière plus intensive : "Les maires doivent être respectés, concertés, quelle que soient leurs sensibilité".

Elle a d'ailleurs évoqué une discussion très prochaine avec le maire de Lyon afin d'évaluer les dossiers brûlants. "Avec la Ville de Lyon, comme avec toutes les communes ma volonté n'est pas d'entrer dans une confrontation institutionnelle. Mais pour dialoguer, il faut être deux", complète Sarselli.

ZTL, police des transports… ses priorités

Parmi les dossiers brûlants de son début de mandat, il y a notamment la ZTL (zone à trafic limité) que Véronique Sarselli souhaite reconsidérer, en rouvrant notamment la rue Grenette, fermée aux voitures sur décision de l'exécutif écologiste. Ses autres priorités se concentrent notamment sur la création d'une police métropolitaine des transports, et l'abandon du projet de TEOL. Enfin, la néo-présidente va très prochainement lancer "un audit indépendant sur les finances de la collectivité" justifiant cela par un "acte de responsabilité pour préparer l’avenir avec lucidité." 

Projet central de l'administration Bernard, le tramway express de l'Ouest lyonnais (TEOL), qui devait relier la station Hôtel de Région - Montrochet à la gare d'Alaï de Tassin-la-Demi-Lune, ne verra pas le jour. La droite l'a emporté, et par conséquent c'est le projet de Métro E qui sera porté par la Métropole. Un projet de tramway qui, selon Véronique Sarselli, ne correspond pas "à notre vision de long-terme de ce territoire". "Ce renoncement à TEOL correspond à ce qui a été sorti des urnes", complète-t-elle.

"Je ne suis pas dans une optique de tout défaire"

Dans son discours d'investiture, Véronique Sarselli a promis d'être sincère,"je ne suis pas une femme de détour". La présidente a donc d’ores et déjà annoncé qu'elle ne reviendrait pas en arrière sur tous les travaux réalisés pendant le mandat de Bruno Bernard. Concrètement, elle pourrait imposer au maire de Lyon de supprimer la ZTL, le lancement du métro E, ou encore la réouverture des voiries. Dans le cinquième arrondissement, la montée du Chemin Neuf devrait rouvrir, comme l'avenue Rockfeller qui avait été réduite pour permettre l'insertion d'une Voie lyonnaise.

A contrario, Véronique Sarselli pourra difficilement imposer au maire de Lyon la réouverture de la rue de la République aux bus. Enfin, dans le quartier de Montplaisir, les travaux étant suffisamment avancés, la nouvelle présidente ne devrait pas revenir en arrière.

Bruno Bernard, grand absent du discours de Sarselli

Le grand perdant de ces métropolitaines s'appelle Bruno Bernard. Sèchement battu par Véronique Sarselli sur le score de 10 circonscriptions à 4, l'élu écologiste n'a même pas déclaré sa candidature lors de l'assemblée qui se tenait ce jeudi 26 mars. De son côté, et de manière assez surprenante, la maire de Sainte-Foy-lès-Lyon, n'a pas recueilli tous les soutiens de son camp. En effet, Grand Cœur lyonnais compte 92 membres, Véronique Sarselli n'a recueilli que 91 bulletins en sa faveur.

Une victoire malgré tout sans appel, qui lui a fait oublier le nom de son opposant, qui n'a pas été cité lors de son discours. Heureusement, Bruno Bernard a pu compter sur le soutien de Vinciane Brunel, coprésidente du groupe écologiste lors du mandat précédent qui a salué son travail avant de rappeler que "le temps n'est pas à l'hésitation. Les défis sont toujours là. Il n'y a pas de place pour l'immobilisme. Nous serons exigeants, nous serons vigilants". Le maire de Villeurbanne Cédric Van Styvendael (PS) a lui aussi adressé un message de soutien à Bruno Bernard : "Invisibiliser six ans, ce n'est pas ce qui me semble devoir être fait", fustige-t-il en s'adressant à Véronique Sarselli.

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