Lili Bruyère, doctorante en immunologie, participe à Ma Thèse en 180 secondes -Université de Lyon 2026.
Lyon Capitale est le partenaire media de Ma Thèse en 180 secondes, un concours international francophone lancé au Québec. Inspiré de Three Minute Thesis (3MT), l'édition française est portée, en France, par France Universités et le CNRS, et est déclinée en local par les regroupements universitaires volontaires.
Objectif : proposer aux doctorants de présenter, devant un jury composé de chercheurs, journalistes, représentants de France Universités et du CNRS, et un auditoire profane et diversifié, leur sujet de recherche en termes simples.
Chaque doctorant a 180 secondes, soit trois petites minutes (chrono à l'appui), pour présenter, de manière claire, concise et néanmoins convaincante, son projet de recherche.
Nous vous présentons les 12 candidats de la finale lyonnaise.
Lili Bruyère, doctorante en immunologie, participe à Ma Thèse en 180 secondes -Université de Lyon 2026.
Établissement : Université Jean-Monnet Saint-Etienne
Thématique de son sujet de thèse : Immunologie et maladies auto-immunes.
Intitulé de son sujet de thèse : Étude translationnelle des mécanismes physiopathologique à l’origine de l’atteinte muqueuse de la maladie de Gougerot-Sjögren : implication des vésicules extracellulaires
L’objet de sa thèse en 3 lignes : Je m’intéresse à la maladie de Gougerot-Sjögren, une maladie auto-immune encore mal comprise et pour laquelle il n’y a pas de traitement. J’étudie les vésicules extracellulaires et j’essaie de comprendre si elles participent au déclenchement de la maladie afin d’ouvrir de nouvelles pistes thérapeutiques.

Pourquoi avoir choisi ce thème ?
J'ai découvert ce sujet lors de mon alternance de Master 2 au laboratoire GIMAP. Passionnée par l’immunologie, je cherchais un projet qui me permettrait de comprendre concrètement comment le système immunitaire peut se dérégler. En travaillant sur la maladie de Gougerot-Sjögren, j’ai réalisé à quel point elle était peu connue du grand public, alors qu’elle touche de nombreux patients et impacte fortement leur qualité de vie. Le manque de compréhension des mécanismes et l’absence de traitement réellement curatif m’ont donné envie de m’investir davantage. Faire ma thèse sur ce sujet, c’est contribuer, à mon échelle, à mieux comprendre cette maladie encore trop méconnue.
Pourquoi souhaitiez-vous participer au concours Ma thèse en 180 secondes ?
Parce que sortir de sa zone de confort fait partie de la formation d’un chercheur. En doctorat, on travaille sur des sujets très spécialisés, et il n’est pas toujours simple d’expliquer clairement ce que l’on fait à quelqu’un qui n’est pas du domaine, que ce soit sa voisine ou un membre de sa famille. MT180 est un exercice formidable pour apprendre à vulgariser, à structurer son message et à parler au grand public Je trouve aussi essentiel de rendre la recherche accessible. La science peut sembler intimidante quand on n’est pas dedans, si en 180 secondes, on peut susciter la curiosité ou donner envie à des lycéens de se lancer dans une carrière scientifique, alors l’objectif est réussi.
Comment appréhendez-vous cette finale ?
Avec beaucoup d’enthousiasme… et un peu de stress, évidemment ! Parler de sa thèse devant un large public est impressionnant, mais c’est aussi une opportunité incroyable. Ce n’est pas seulement une compétition : c’est un moment de partage. L’enjeu, pour moi, n’est pas tant de gagner que de réussir à transmettre quelque chose. Si les gens ressortent en ayant appris ce qu’est la maladie de Gougerot-Sjögren, ou en regardant la science avec un peu plus de curiosité et moins d’appréhension, alors ce sera déjà super.
Son parcours en 5 dates :
4 avril 2023 : Premier jour de mon stage de master 1 en Islande, première immersion internationale en laboratoire pour étudier d’un peu plus près les virus des moutons !
2 octobre 2023 : Début de mon alternance en Master 2 au laboratoire CIRI-GIMAP, découverte de la maladie de Gougerot-Sjögren.
13 mai 2024 : 1ère fois en tant qu’organisatrice du festival de vulgarisation scientifique Pint of Science à Saint-Etienne.
1er novembre 2024 : Début de l’aventure de la thèse sur les vésicules extracellulaire dans la maladie de Gougerot-Sjögren.
17 novembre 2024 : 1ère présentation orale de mon travail à un congrès international : l’American College of Rheumatology à Washington aux Etats-Unis.
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