Le 7 mars dernier, des tensions ont explosé lors d'une rencontre opposant les U17 de Sathonay-Camp aux Isérois de Villette-d'Anthon. En réaction, le maire a pris un arrêté "exceptionnel".
Après les violences du 7 mars dernier lors de la rencontre entre Sathonay-Camp et Villette-d'Anthon (Isère), les U15 et U17 du club Olympic Sathonay foot n'auront plus le droit d'utiliser le stade municipal "pendant plusieurs semaines", rapportent nos confrères du Progrès. Alors que des insultes avaient été entendues pendant la première partie du match, la deuxième mi-temps avait alors dégénéré et des cailloux et projectiles avaient été lancés à destination de l'arbitre de touche bénévole du club visiteur. La rencontre avait alors été arrêtée à la 70e minute, alors même que l'équipe locale menait 3 à 0.
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"Une première"
En réponse, le maire de la commune, Daniel Monnier (DVC), a interdit l'accès au stade municipal aux joueurs des deux équipes jusqu'au 30 mars. "Aucun match ni entraînement des équipes de U15 et U17 ne pourra se dérouler sur les installations sportives appartenant à la commune", a déclaré cette dernière. "C’est une première !", a-t-il admis au Progrès, reconnaissant un arrêté "exceptionnel". Une décision prise pour garantir "la sécurité et la tranquillité publique", alors même que les clubs de football amateur sont de plus en plus gangrénés par la violence.
"On ne fait pas ce qu'on veut sur un terrain de foot", a-t-il conclu. Au-delà de l'arrêté, cinq plaintes ont été déposées dont une par l'arbitre et quatre par l'équipe adverse. Une enquête a été ouverte, confiée à la brigade de gendarmerie de Fontaine-sur-Saône.
