Tribunal administratif Lyon @WilliamPham

Rhône : projection du film d'horreur "The Ring" en classe, pas de condamnation pour l'État et le professeur

Début novembre, les parents d'un collégienne attaquaient l'État devant le tribunal administratif du Rhône. Ils accusaient le professeur de français d'avoir "traumatisé" leur fille par la diffusion du film "Le Cercle" (The Ring). Dans une décision du 22 novembre, le tribunal administratif de Lyon estime que l'État n'est pas responsable.

Les parents d'une collégienne demandaient 11 342 euros de réparation à l'État, pour le traumatisme que leur fille aurait subi. En avril 2019, son professeur de français lui montrait le film horrifique "Le Cercle", dans le cadre d'une séance pédagogique sur le genre fantastique, alors qu’elle était en classe de 4ème. Le tribunal administratif a estimé qu'aucune faute ne peut être retenue contre l'État.

D'abord, le tribunal a rappelé que "le visa d’exploitation du film en salle de cinéma restreint seulement sa projection aux mineurs de moins de 12 ans". Dans cette classe de 4ème, tous les élèves étaient âgés d'au moins 13 ans. Il ajoute que la projection du film "s’est accompagnée d’un travail d’analyse et de réflexion sur cette thématique ainsi que sur cette œuvre" qui a permis de "donner aux élèves les clefs de compréhension de ce type de récit et à leur permettre de prendre le recul nécessaire".

Traumatisme ? 

Les parents, par le biais leur avocat, soutenaient que "leur fille présente un état de stress post-traumatique" à la suite de la diffusion de cette œuvre en classe. Réalisé par l’Américain Gore Verbinski, "The Ring" est considéré comme un classique du cinéma horrifique des années 2000. L’histoire raconte la malédiction autour d’une cassette vidéo, qui tue tour à tour les personnes l’ayant visionnée.

Si les parents avaient fait valoir une fragilité psychologique préalable de leur fille, le tribunal a estimé que que "l’enseignant et l’établissement n’avaient pas été avertis des possibles répercussions du visionnage de l’œuvre sur l’enfant qui aurait présenté une fragilité psychologique antérieure". Sur ces bases, le tribunal a rejeté la requête des parents.

Lire aussi : Lyon : leur fille "traumatisée" après avoir vu un film d'horreur au collège, les parents réclament 11 000 euros

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