Au cours d’une longue conférence de presse organisée à Oullins-Pierre-Bénite, la Métropole de Lyon a présenté son plan d’action concernant les mobilités pour "rééquilibrer les usages, restaurer la fluidité et améliorer la qualité de vie".
On pouvait s’attendre à des annonces fortes, notamment concernant la rue Grenette sachant que la Ville de Lyon avait publié la veille les résultats de sa concertation. Finalement, c’est un vaste "plan d’action pour rééquilibrer les usages et restaurer la fluidité du trafic" que la Métropole de Lyon a présenté au cours d’une longue conférence de presse au sein de la mairie d’Oullins-Pierre-Bénite ce mardi. Véronique Sarselli, présidente de la collectivité, était entourée pour l’occasion de plusieurs de ses vice-présidents, de Gilles Gascon à Pierre Oliver en passant par Marie-Hélène Mathieu ou encore Christophe Geourjon.
Pendant plus d’une heure, l’ancienne maire de Sainte-Foy-lès-Lyon a d’abord dressé le bilan de six années de gouvernance écologique avant de détailler ce qu’elle voulait mettre en place pour lancer une "nouvelle étape pour les mobilités métropolitaines". "Nous avons énormément de points de blocage", a débuté Véronique Sarselli, voulant s’appuyer sur des chiffres pour "objectiver un contexte". "Le problème des mobilités est massif et touche le quotidien des habitants de notre métropole", confirme Gilles Gascon, vice-président en charge des mobilités et des transports en commun. Rappelant que la ville de Lyon "est l’une des villes les plus congestionnées de France", le maire de Saint-Priest poursuit : "Nous sommes arrivés, ces dernières années, à une tension maximale avec l’ensemble des usagers. C’est une crise des mobilités qui pénalise tout le monde."
Un plan en trois phases
De l’augmentation du prix des parkings LPA du centre-ville de Lyon jusqu’aux difficultés rencontrées par les commerçants, impactés par "des travaux qui ont paralysé le trafic de la Presqu’île de Lyon", les élus de la Métropole de Lyon ont présenté un vaste plan "fondé sur l’observation des usages réels, l’évaluation des effets des aménagements et la recherche de solutions concrètes". "Depuis plusieurs années, trop de décisions ont été vécues comme brutales, illisibles ou imposées", attaque la présidente de la Métropole de Lyon.
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"Aujourd’hui, nous voulons ouvrir une nouvelle étape à travers un plan qui s’articulera en trois phases et une feuille de route qui a débuté dès le lendemain de notre élection", détaille Véronique Sarselli. La phase 1, qui symbolise les 100 premiers jours du nouvel exécutif, doit permettre de "rééquilibrer et fluidifier", avec comme priorité le plan de circulation dans la métropole. La phase 2, qui s’étend sur les six premiers mois du mandat, vise à "réparer la qualité de service". Une attention toute particulière sera portée à la rue Grenette, à la ZTL et à la qualité de service des transports en commun. Enfin, la phase 3 fixera un cap sur les 18 premiers mois et visera à "sécuriser toutes les mobilités" avec notamment la mise en place, d’ici à la fin de l’année 2026, de la police métropolitaine des transports promise durant la campagne électorale par Véronique Sarselli.
Audit express et plateforme participative
Sans faire d’annonces fracassantes et très concrètes - la Métropole de Lyon ne voulant pas "précipiter les choses" - la collectivité a notamment dévoilé qu’un "audit express" sera réalisé en interne au sein de la collectivité, avec pour objectif de dresser une cartographie des principaux points bloquants de l’agglomération. "La carte, qui sera publiée d’ici 30 jours, devrait nous permettre d’engager rapidement des actions", promet Gilles Gascon. Une plateforme, reprenant quelque peu le fonctionnement de la plateforme Toodego, a également été lancée ce mardi 9 juin 2026 pour permettre à chaque habitant de la métropole de "signaler des situations absurdes ou dangereuses" sur les questions de voirie. "Nous faisons, à travers cette plateforme qui sera ouverte pendant six semaines, un véritable appel à contribution des habitants qui doit nous permettre de proposer des solutions concrètes" détaille Pierre Oliver, vice-président chargé de la voirie.
Aussi, les feux tricolores de certaines portions de route vont être reprogrammés dans les prochains jours, comme ceux de la rue de la Barre ou du quai Romain-Rolland, sur les quais de Saône à Lyon. "On se rend compte que sur ce quai, il y a bien une baisse de 50 % de la circulation, mais en parallèle on observe une congestion de plus en plus forte", explique Véronique Sarselli. "C’est la conséquence d’un plan de circulation qui n’est pas bien pensé et complètement contre-productif", poursuit la présidente qui affirme que les plots situés à la sortie du parking Saint-Jean seront retirés "avant l’été, quand la reprogrammation des feux aura été effectuée".
"Poser une vision à long terme"
Annonçant également vouloir déplacer certains arrêts de bus de la place Bellecour, l’ancienne maire LR de Sainte-Foy-lès-Lyon a confirmé, sur la question des feux tricolores, vouloir lancer d’ici la fin de l’année une expérimentation pour gérer et reprogrammer les feux en temps réel avec l’aide d’une intelligence artificielle.
La Métropole de Lyon a également annoncé un gel des tarifs des parkings LPA, qui aurait dû être augmentés le 1er août prochain. Une large campagne institutionnelle sera également mise sur pied d’ici la rentrée de septembre 2026 avec pour objectif de "rappeler les règles communes et empêcher l’opposition entre les usagers de l’espace public". Pour finir, la collectivité annonce l’organisation d’assises métropolitaines de la mobilité au dernier trimestre 2026 pour "poser une vision de long terme" sur cette question des mobilités du quotidien. "Aujourd’hui, on est dans une gestion de crise", reprend Gilles Gascon, assez alarmiste sur l’état du trafic dans la Métropole de Lyon. "Nous ne voulons pas faire d’idéologie, mais nous voulons nous montrer pragmatiques pour améliorer rapidement la situation", embraye Véronique Sarselli. "Il est temps de remettre de l’ordre et du respect dans tout ça" conclut-elle.
Avec ce plan d'action, Véronique Sarselli entend marquer sa rupture avec la précédente mandature écologiste, même si pour l'heure, la Métropole promet davantage de diagnostics, de concertations et d'expérimentations que de bouleversements immédiats. Une prudence assumée par l'exécutif, qui devra désormais convaincre que le temps de l'observation ne retarde pas celui de l'action.

Que du barratin...
Et le sumum : "une campagne institutionnelle" autrement dit, de la com, de la com, de la com.
(argent dépensé dans les boites de com et surtout dans les médias pour les subventionner sans le dire)
Cette équipe est pitoyable.