Gilles Gascon aux côtés de Véronique Sarselli à Saint-Priest ce jeudi 8 janvier. (@VG)

Agents armés, 120 recrutements en trois ans : Sarselli présente sa future police métropolitaine des transports

Véronique Sarselli a présenté ce jeudi, aux côtés de Gilles Gascon, son projet de création d'une police métropolitaine des transports. La candidate LR aux métropolitaines annonce le recrutement de 120 agents d'ici 2029.

En cette première semaine de janvier, la campagne bat son plein. Après les annonces du début de semaine concernant le projet de méga-tunnel sous Lyon, Véronique Sarselli présentait ce jeudi sa future police métropolitaine des transports. Aux côtés de Gilles Gascon, maire de Saint-Priest et co-président du groupe Grand Cœur Lyonnais à la Métropole de Lyon, la candidate LR aux prochaines métropolitaines a détaillé son projet qui devrait permettre de recruter 120 agents d'ici 2029.

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"Nous sommes partis d'un chiffre : 8 000 dépôts de plaintes chaque année dans les transports en commun de la Métropole", débute Gilles Gascon. "Cela représente une agression par heure tous les jours de l'année. C'est juste insupportable et il faut que ça change", poursuit-il. Pour cela, le maire de Saint-Priest et la candidate Grand Cœur Lyonnais, elle-même édile de Sainte-Foy-lès-Lyon, annoncent la création "dès le lendemain de l'élection" d'une brigade métropolitaine des transports.

Objectif 200 agents à la fin du mandat

"Sur les trois premières années, on envisage le recrutement de 120 policiers et le chiffre pourra grimper jusqu'à 200 en fin de mandat en fonction des besoins", détaille Véronique Sarselli, estimant que le recrutement devrait être rapide, alors que plusieurs communes de l'agglomération peinent ces dernières années à recruter des policiers municipaux.

"Ce qu'il y a de surprenant sur cette question, c'est qu'on a un président de la Métropole de Lyon qui nous dit qu'il y a déjà tout ce qu'il faut. Mais nous, on ne peut pas se satisfaire des chiffres actuels", complète la candidate, en référence aux propos de Bruno Bernard tenus en septembre dernier. Le président écologiste avait alors balayé d'un revers de main la possibilité de créer une telle brigade, bien que ce projet ait un temps été étudié par son camp, estimant que sur le territoire de la Métropole "il y a tout ce qu'il faut avec la police municipale et la police nationale".

"Une présence dissuasive"

Cette future brigade des transports sera composée d'agents qui auront les mêmes statuts et les mêmes prérogatives que des policiers municipaux. Les agents seront armés et circuleront à l'intérieur des transports de la Métropole, patrouilleront sur les quais et dans les pôles d'échange. "Cette brigade a vocation à être en surveillance et en intervention, en collaboration évidemment avec le Sytral et la préfecture", complète Véronique Sarselli. "Le but est vraiment d'avoir une présence dissuasive dans nos transports."

Pour mettre sur pied ce projet, la Métropole de Lyon devra élaborer une "convention de coordination globale" entre la préfecture, le Sytral et les différentes mairies traversées par les transports en commun dans l'agglomération. "Cette convention sera essentielle pour coordonner les actions de cette nouvelle brigade avec les forces de sécurité — police nationale, police municipale et gendarmerie — déjà présentes dans les transports", détaille la candidate LR.

8 millions d'euros par an minimum

Prenant l'exemple de la ville de Montpellier, qui a mis en place une brigade des transports en septembre 2023, "avec un résultat probant de -30 % des cas d'incivilités dans les transports", la maire de Sainte-Foy-lès-Lyon, qui sera opposée à Bruno Bernard en mars prochain, chiffre la mesure à environ 8 millions d'euros par an pour les 120 agents. Une somme prise en charge intégralement par la Métropole, qui comprend aussi bien la rémunération des agents que leur équipement. Un budget qui, pour l'heure, ne tient pas compte des aménagements potentiellement nécessaires pour accueillir ces agents dans des locaux dédiés.

"Le message qu'on envoie à travers cette proposition, et plus globalement cette campagne, c'est qu'on veut prendre en main la question de la sécurité", reprend Véronique Sarselli dans un discours très politique et alors que Jean-Michel Aulas a détaillé cette semaine ses propositions pour lutter contre l'insécurité à Lyon. "Il y a pour la première fois une vraie volonté politique de sécuriser notre territoire, alors qu'on voit un président de la Métropole et un maire de Lyon qui ne se sont absolument pas saisis du sujet et qui se satisfont des chiffres actuels", attaque-t-elle. Des chiffres pourtant en baisse continue depuis 2021 selon les données du Sytral et de la préfecture concernant les atteintes aux voyageurs et aux agents sur le réseau.

"Apparemment, on a le meilleur réseau de transports de France, mais c'est aussi le deuxième plus dangereux", ironise Véronique Sarselli, en écho aux propos régulièrement tenus par Bruno Bernard pour vanter les transports en commun de la métropole de Lyon. Avec cette annonce, Véronique Sarselli entend clairement marquer sa différence face au président sortant, et cherche à imposer la sécurité comme l'un des thèmes centraux de la campagne métropolitaine.

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