À Lyon, 72 % des 17 424 participants à la concertation lancée par la Ville de Lyon soutiennent le maintien de la rue Grenette sans voiture. Des résultats contestés par l'ADPL, qui met en cause des résultats "biaisés".
Ce lundi 8 juin, la Ville de Lyon a dévoilé les résultats de sa concertation lancée le 30 avril dernier sur la possible réouverture à la circulation de la rue Grenette. La question posée était la suivante : "Etes-vous favorables au maintien de la rue Grenette sans circulation automobile ?" Située dans le 2e arrondissement, la voie est, depuis juin 2025, réservée aux bus, vélos et piétons dans le cadre du projet Presque’île à vivre et de la Zone à trafic limité (ZTL).
La réouverture de l'axe aux voitures est notamment souhaité par la nouvelle présidente LR de la Métropole de Lyon, Véronique Sarselli. Après le lancement de la concertation, l'exécutif métropolitain avait annoncé "travailler sur une solution de sortie par le haut du dispositif actuel" pour en présenter un nouveau "d’ici l’été. Pourtant, selon les résultats communiqué par la Ville de Lyon, 72 % des votants seraient favorables au maintien de la rue sans voiture. Plus précisément, les habitants du 1er arrondissement sont favorables à 76 % pour un maintien sans voiture de la voie, et à 66 % pour ceux du 2e arrondissement.
L'ADPL conteste ces chiffres
Pourtant, ces chiffres ne semblent pas convaincre l'association pour le développement de la Presqu'île (ADPL), qui milite pour la réouverture de la Presqu'île aux voitures. Dans un communiqué, le collectif dénonce en effet des résultats "biaisés". Son premier argument concerne le nombre d'habitants de la Presqu'île qui ont pris par au vote, soit 2 500, l'origine des autres participants n'étant pas précisée.
Le collectif remet également en cause l'âge des votants, en attaquant une participation déséquilibrée : "Les moins de 35 ans sont sur-représentés et représentent certainement une grande majorité des votants, ce qui ne reflète pas la réalité du terrain, des habitants et notamment de ceux qui sont impactés par ces changements."
L'ADPL tacle également le mode de vote, en ligne, qui ne certifie pas l'unicité des adresses mail. Dernier facteur, elle dénonce "une mobilisation organisée et militante des collectifs, associations et réseaux militants" qui auraient "fortement relayé l'enquête et incité à voter." Pour appuyer son argumentaire, l'association se penche sur les chiffres des 1er et 2e arrondissements : 28,6 % d'entre eux seraient favorables aux aménagements actuels, soit 1 000 personnes sur les 3 500.
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