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Covid-19 à Lyon : les chiffres fous des contaminations chez les 20-29 ans dans le Rhône

Dans le département du Rhône, le taux d'incidence est de près de... 6 000 chez les 20-29 ans. La circulation du virus est très intensive à Lyon et dans le Rhône.

Chaque jour, un nouveau record est battu. Celui du nombre de contaminations. Le variant Omicron, très contagieux, se répand dans tout le pays. Et notamment à Lyon et dans le Rhône. Dans la région, Omicron représente désormais 80 % des contaminations.

La circulation du virus à l'instant t sur un territoire se mesure grâce au taux d'incidence. C'est un indicateur clé. Le taux d'incidence détermine le nombre de cas positifs sur les 7 derniers jours pour 100 000 habitants. Sur une semaine glissante. C'est un très bon moyen de mesurer le degré de circulation du virus, à un instant t, sur un territoire.

Sur sept jours glissants du 1er au 7 janvier, le taux d'incidence atteint 3 181 nouveaux cas pour 100 000 habitants. Un triste record dans le département depuis le début de l'épidémie en mars 2020 comme le montre le graphique ci-dessous.

Source santé publique France.

Les cas explosent notamment chez les jeunes

Dans le Rhône, c'est chez les 20-29 ans, actuellement, que le virus circule le plus. Le taux d'incidence est proche des... 6000 dans cette catégorie d'âge.

Moyenne du taux d'incidence : 3 181

  • 0-9 ans : 2 435
  • 10-19 ans : 4 556
  • 20-29 ans : 5 895
  • 30-39 ans : 3 930
  • 40-49 ans : 3 204
  • 50-59 ans : 2 274
  • 60-69 ans : 1 329
  • 70-79 ans : 940
  • 80-89 ans : 813
  • +90 ans : 912
Source : Guillaume Rozier - Covid-Tracker - données Santé publique France

Plus de patients en hospitalisation conventionnelle

Néanmoins, malgré cette explosion du nombre de cas dans le Rhône, pour l’instant l’hôpital tient, même si la situation y est "critique", alerte Jean-Yves Grall, le directeur de l'ARS Auvergne-Rhône-Alpes. Invité de l’émission quotidienne de Lyon Capitale, 6 min Chrono, M. Grall précise que "ce variant Omicron est très contagieux, mais donne moins de formes graves […]. La situation est tendue actuellement dans les établissements de santé, essentiellement sur l'hospitalisation complète puisqu'on voit arriver des patients qui vont en service de médecine traditionnelle, mais beaucoup moins en réanimation".

L’entretien TV complet avec le directeur de l'ARS, où il fait le point sur la vague Omicron dans la région, est à visionner ci-dessous.

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