Victor Bosch © Pierre-Antoine Pluquet

Radiant-Bellevue : Victor Bosch veut “faire coexister des publics différents” en cassant les codes

La saison 2026-2027 du Radiant à Caluire-et-Cuire sinscrit, comme à son habitude, dans une dynamique transversale. Elle affirme une ligne artistique pensée comme “un espace de circulation entre les esthétiques et les publics”, fidèle à la philosophie de Victor Bosch… et grâce à son carnet d’adresses.

Benjamin Biolay © Marie Rouge

Côté musique, le “local” de l’étape Benjamin Biolay, fait son retour au Radiant le 9 décembre avec Le Disque bleu, son double album imaginé entre la France et Buenos Aires, où se croisent pop élégante et bossa nova. On retrouvera également Stefan Eicher (30 et 31 octobre 2026) et Bertrand Belin (9 mars 2027), deux rendez-vous poétiques à ne pas manquer pour le public quinqua…

Hatik © N Kuma

Dans un tout autre registre, Hatik interprétera +1, un album aux accents pop porté par plusieurs titres phares ainsi qu’un duo avec Vitaa, pensé comme une nouvelle étape scénique (27 février 2027). Le collectif Clash propose pour sa part Le Boléro à Bamako, une traversée musicale où le répertoire classique dialogue avec les rythmes africains, porté notamment par Mariam Doumbia, Lansiné Kouyaté et Patrick Bebey (7 avril 2027).

Francis Huster dans En thérapie

Le théâtre s’invite à son tour avec En thérapie, adaptation de BeTipul, où Francis Huster incarne un psychanalyste confronté à ses propres fragilités dans un huis clos intime (19 mars 2027). Dans un seul en scène, Pierre Arditi propose une soirée construite comme une conversation, entre souvenirs de carrière, lectures et échanges directs (9 novembre 2026).

Révélé sur les réseaux sociaux, Moguiz s’y distingue par ses portraits du quotidien, qu’il observe et détourne à la perfection. Dans Coucou ! Ce dernier prolonge ce regard en incarnant sur scène ses personnages emblématiques (17 mars 2027).

Les grands classiques ne sont pas oubliés (L’École des Femmes et Le Bourgeois Gentilhomme en octobre et en décembre) comme la danse (Festival Karavel en octobre) et les arts circassiens.

Enfin, plus décalé, Fabien Olicard, avec Albert, poursuit son exploration du mentalisme en s’appuyant sur la figure d’Einstein pour interroger les mécanismes du cerveau avec humour (9 avril 2027).

Un équilibre entre les disciplines

La saison s’organise donc autour d’un équilibre assumé entre les formes artistiques. La musique représente 38 % de la programmation, devant le théâtre à 27 % et l’humour à 25 %. La danse atteint 4 %, tandis que le cirque et la magie regroupent 5 % des propositions. Une répartition qui dessine “une ligne souple”, sans hiérarchie entre les disciplines.

C’est l’ADN de la maison. On a un panel de spectacles très mélangé depuis le début. On n’a pas de frontières : on mélange tous les styles, tous les publics. C’est le vrai bonheur”, affirme le directeur du Radiant, Victor Bosch, qui a conçu cette programmation grâce à son incroyable carnet d’adresses dû notamment à son passé d’artiste rock et de producteur.

Victor Bosch
Victor Bosch @ Pierre-Antoine Pluquet

Nous sommes très fiers du mélange des populations, social et générationnel”, poursuit-il. Les concerts attirent un public plus jeune, le théâtre reste plus traditionnel, l’humour plus transversal, mais l’objectif est de “faire coexister ces public”. Une manière de “casser les codes”

Avec 215 dates la saison dernière puis 226 pour 2026-2027, Victor Bosch souhaite que le Radiant accueille un spectacle quasi quotidiennement, la programmation se construisant sur des “temporalités différentes selon les disciplines”. Le théâtre et la danse s’anticipent sur le long terme, tandis que les concerts peuvent se décider tardivement. Comme le groupe LP, avec son tube planétaire “Lost on You”, programmé pour le All Is Not Lost Tour, le 6 novembre 2026.

Le programme complet du Radiant-Bellevue ici

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