Grégory Doucet, candidat à sa réélection à la mairie de Lyon, a dévoilé ce mercredi 21 janvier de nombreuses propositions de campagne sur le thème de la sécurité.
Grégory Doucet change de braquet sur la sécurité. Après un début de campagne axé sur des propositions sociales et de pouvoir d'achat, le maire sortant, candidat à sa réélection en mars prochain, annonce ce mercredi une série de propositions de campagne sur le thème de la sécurité. Taxé par ses opposants, Jean-Michel Aulas en premier lieu, de laxisme sur ces questions-là au cours de son premier mandat, l'édile lyonnais entend mettre en place un "programme en adéquation avec les attentes des Lyonnaises et des Lyonnais, loin de la surenchère sécuritaire".
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Si Grégory Doucet avait déjà annoncé sa volonté de créer une brigade anti-incivilités dotée de 50 agents ou encore de mettre en place des postes de police mobiles et d'atteindre l'objectif de 365 policiers municipaux d'ici mars prochain, le candidat de l'union de la gauche et des écologistes va plus loin. Il annonce le renforcement des effectifs de la police municipale pour les porter à 400 au cours du second mandat. 400 policiers municipaux à Lyon auxquels il faudra rajouter les 50 agents de la brigade anti-incivilités chargés de "sanctionner et de sensibiliser les habitants". Une deuxième brigade cycliste verra également le jour au sein de la police municipale. Des mesures qui représentent au total 6 millions d'euros de fonctionnement par an en plus.
90 nouvelles caméras à Lyon
Grégory Doucet annonce également la création d'un nouveau PC de crise pour une meilleure coordination entre police municipale et police nationale. Ce PC de crise "réunira, en un même lieu, le centre de gestion de crise et le PC radio de la police municipale et qui pourra accueillir des appels de police secours (17). Ce centre commun renforcera la coordination entre la police municipale et nationale pour plus d’efficacité" détaille l'équipe du candidat.
Voulant se montrer "pragmatique" sur la question de la vidéosurveillance, Grégory Doucet annonce vouloir installer au cours d'un potentiel deuxième mandat 90 nouvelles caméras à Lyon. En revanche, l'édile écologiste balaie d'un revers de main l'utilisation de la vidéosurveillance algorithmique, cheval de bataille notamment de la région Auvergne-Rhône-Alpes et de son ancien président et soutien d'Aulas, Laurent Wauquiez.
Un plan de prévention contre le narcotrafic
Aussi, le camp Doucet appuie sur la prévention, notamment sur les questions de narcotrafic et annonce le doublement des médiateurs sociaux ou encore un grand plan de prévention à l'entrée des jeunes dans les trafics. Un thème qui avait été loin d'être une priorité pour le maire écologiste au cours de son premier mandat et alors que les règlements de compte liés au trafic de stupéfiants ont augmenté ces dernières années à Lyon et dans la métropole.
Un vaste programme de prévention, budgété à 500 000 euros, qui devrait s'inspirer de ce qui peut être fait à Villeurbanne sur cette question du narcotrafic. "Ce plan de prévention consiste en une action renforcée pour “Extraire et protéger” grâce à une coordination régulière, à l’échelle des arrondissements, entre les acteurs sociaux (éducateurs…), l’Éducation nationale et les polices" complètent les équipes du candidat Doucet.
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Pour finir, le maire sortant souhaite accentuer la lutte contre les violences sexistes et sexuelles en modernisant notamment le réseau d'éclairage public. "Cette modernisation s’appuiera sur la multiplication de “marches nocturnes” avec les habitants et les habitantes pour discuter et adapter l’éclairage en fonction des besoins" explique-t-il. Le dispositif Angela sera "soutenu et étendu à de nouveaux établissements" tandis qu'un "fonds de solidarité pour les femmes victimes de violences conjugales sera créé afin d'apporter les conditions matérielles de leur mise en sécurité (changements de serrure, garde exceptionnelle d’enfant, frais de changement de téléphonie…)."
Avec ce virage sécuritaire, Grégory Doucet espère répondre aux critiques et combler l'un des angles morts les plus souvent pointés de son premier mandat. Une manière également de reprendre la main sur un sujet devenu incontournable dans la campagne lyonnaise.
