Habitant de la Croix-Rousse et rescapé de la Shoah, Jean Lévy est décédé à l’âge de 92 ans. Le maire de Lyon, Grégory Doucet a salué "un homme de conviction et d’une grande humilité".
Il était l’un des derniers témoins de la Seconde Guerre mondiale à Lyon, Jean Lévy s’est éteint à l’âge de 92 ans. Habitant de la Croix-Rousse et enfant caché, il était rescapé de la Shoah.
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Une vie au service de la transmission et de la mémoire
Jean Lévy s’est ensuite engagé dans la transmission de la mémoire en devenant délégué régional de l’association Fils et Filles de Déportés Juifs de France, fondée par Serge et Beate Klarsfeld, puis président du CRIF Rhône-Alpes.
Sur ses réseaux sociaux, le maire de Lyon, Grégory Doucet, a rendu un dernier hommage à Jean Lévy, "acteur essentiel du travail de mémoire dans notre ville." "Au nom de la Ville de Lyon, j’adresse mes pensées les plus sincères à sa famille, à ses proches et à toutes celles et ceux qui ont partagé ses combats", écrit ainsi l’édile.
Le maire de Lyon a également salué l’engagement de Jean Lévy. "Inlassablement, il témoignait auprès des jeunes générations, convaincu que le devoir de mémoire est un devoir civique et un rempart contre le retour de la haine", ajoute-t-il. Jean Lévy a notamment été à l’initiative de la plaque en mémoire des victimes assassinées par la Gestapo à l’été 1944 inaugurée le 2 septembre dernier place Bellecour, dans le 2e arrondissement. "Jean Lévy était un témoin, un passeur, un homme de conviction et d’une grande humilité, qui n’a jamais cessé d’alerter contre l’oubli."
Et de conclure : "Nous continuerons, fidèlement, à faire vivre ce devoir de mémoire auquel il a consacré sa vie."
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