Saint-Étienne Métropole a fait acte de candidature auprès de l’UEFA pour accueillir, en juin 2027 à Geoffroy-Guichard, une partie du Final Four de la Ligue des nations. Le projet reste suspendu à deux conditions : que la France décroche l’organisation et que les Bleus se qualifient.
Le Chaudron rêve de voir l’élite du football européen débarquer dans la Loire. Le 29 octobre, le président de la Fédération française de football (FFF), Philippe Diallo, a fait savoir que la France souhaitait organiser le Final Four de la compétition, programmé du 9 au 13 juin 2027. La collectivité stéphanoise a depuis confirmé son intérêt auprès de l’UEFA, en promettant de mobiliser les acteurs du territoire autour de l’événement.
Rien n’est joué pour autant. La candidature dépend d’abord du choix de la France comme pays hôte, puis de la présence des Bleus dans le dernier carré. Fin octobre, ils occupaient la tête de leur groupe de Ligue A, dont la phase de poules s’achève le 16 novembre. Les deux premiers de chaque groupe filent en quarts de finale, fin mars 2027. Selon Lyon Capitale, l’UEFA doit par ailleurs désigner le 6 décembre les équipes susceptibles d’organiser la phase finale. Le format, lui, est connu : deux demi-finales, un match pour la troisième place et une finale.
Un tandem avec Lyon à l’étude
D’après Ouest-France, la FFF réfléchit à un partage entre le Groupama Stadium de Décines-Charpieu et Geoffroy-Guichard. Lyon accueillerait la demi-finale des Bleus et la finale ; Saint-Étienne, l’autre demi-finale et la petite finale. Ce scénario respecterait le cahier des charges de l’UEFA, qui limite à 150 km la distance entre deux villes hôtes : environ 65 km séparent les deux enceintes. Foot01 ajoute que le Stade de France et le Parc des Princes ne seraient pas disponibles à cette période. La FFF précise de son côté que le choix des stades de juin 2027 dépendra du parcours de l’équipe, sur la fenêtre internationale du 7 au 15 juin.
Un stade rodé aux grands rendez-vous
Avec ses quelque 42 000 places, Geoffroy-Guichard reste plus modeste que son voisin lyonnais, qui en compte 59 186. Mais l’enceinte, ouverte en 1931 et modernisée entre 2011 et 2014, connaît bien les grandes affiches. Elle a reçu des rencontres de l’Euro 1984, de la Coupe du monde 1998, dont le huitième de finale Argentine-Angleterre, puis de l’Euro 2016, avec trois matches de poule et un huitième de finale. Plus récemment, elle a accueilli six rencontres du tournoi de football des Jeux olympiques de Paris 2024, du 24 au 31 juillet.
Ce passé sert d’argument. Saint-Étienne Métropole met en avant un stade adapté aux rencontres de haut niveau, ainsi que des infrastructures et une offre d’hébergement capables de répondre aux besoins des équipes, des délégations et des supporters. Les élus inscrivent aussi la démarche dans une stratégie plus large : faire du sport un axe fort des prochaines années et continuer à placer le territoire sur la carte des événements nationaux et internationaux.
Pour Régis Juanico, maire de Saint-Étienne et président de la Métropole, comme pour Axel Dugua, vice-président chargé des grands projets et du sport, l’enjeu dépasse le terrain. Il s’agit de "faire vivre notre Métropole autour du football" et d’accroître son rayonnement. Les premières réponses pourraient venir de l’UEFA dans les semaines à venir, avant l’épreuve décisive des quarts de finale, en mars.
Lire aussi : Football : Lyon pourrait accueillir la finale de la Ligue des nations 2027
Lire aussi : Pour le dernier match de Fonseca, l'OL repart de l'avant en battant Angers
Lire aussi : Saint-Étienne : jusqu’à 10 000 euros pour les commerces touchés par les violences du 17 octobre
