Le député insoumis Raphaël Arnault a été entendu par la police antiterroriste fin octobre dans le cadre de l’enquête sur la mort du militant identitaire Quentin Deranque, le 12 février dernier. Son avocate évoque des "faits relativement mineurs".
Le député LFI Raphaël Arnault a été entendu fin octobre pour des "faits relativement mineurs" dans le cadre de l'enquête sur la mort en février à Lyon du militant d'extrême droite radicale Quentin Deranque, a indiqué mardi son avocate.
Lors d'une conférence de presse à Paris, Me Chirinne Ardakani a ainsi confirmé que M. Arnault avait été entendu en audition libre dans les locaux de la sous-direction antiterroriste (Sdat) le 29 octobre dans le cadre de cette affaire. Elle a cependant contesté qu'il l’ait été en tant que témoin. "Les faits pour lesquels il était entendu étaient des faits relativement mineurs, dont je ne donnerai pas le détail puisqu'ils sont couverts par le secret de l'instruction", a-t-elle ajouté.
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M. Arnault a été entendu "sans aucun rapport direct ou même indirect avec la commission de faits de violence dans le cadre de cette affaire", a-t-elle précisé. L'audition "ne portait pas davantage sur la participation (...) à des actes préparatoires en vue de commettre des violences" ou "une association de malfaiteurs", a-t-elle assuré. "Tout ce qui sera dit en ce sens relève de la pure diffamation dans l'intérêt, évidemment, de nuire à M. Arnault, et dans la droite ligne de ce que j'appelle une cabale aujourd'hui qui est organisée par ses adversaires politiques de toujours, à savoir, au premier chef, les mouvances identitaires, les mouvances néonazies, qui n'ont de cesse de mener une campagne sur les réseaux sociaux, mais aussi via leurs médias affiliés", a souligné Me Ardakani.
"Offensive judiciaire"
L'avocate a annoncé une "offensive judiciaire" pour dénoncer les violations du secret de l’instruction, les attaques en diffamation et les menaces de mort visant son client. Deux plaintes ont été déposées mardi matin et une troisième devait l'être mardi après-midi. "Quiconque imputera une responsabilité quelconque, c'est-à-dire morale, politique ou pénale, à l'endroit de M. Arnault dans la commission de faits de violence en lien avec l'affaire sera systématiquement visée par une plainte de notre part", a prévenu Me Ardakani.
Elle a dénoncé des mises en cause nominatives faisant un lien "fallacieux" entre M. Arnault et la commission de violences, émanant notamment du Premier ministre Sébastien Lecornu, du garde des Sceaux Gérald Darmanin et du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, alors que ces derniers sont des "autorités hiérarchiques directes dans le cadre d'une procédure pénale".
Des actes d’intimidation visant M. Arnault "entravent" son mandat parlementaire et perturbent "ses déplacements", notamment autour de la signature de son livre "Antifasciste", a souligné l'avocate. Elle a par ailleurs affirmé être elle-même victime d'intimidations, faisant notamment état de "militants d'extrême droite" l’ayant attendue en bas de l'immeuble de son cabinet.
Quentin Deranque mortellement frappé en marge d'une conférence de Rima Hassan à Sciences Po Lyon
Quentin Deranque est décédé après avoir été violemment frappé au sol par plusieurs personnes encagoulées. Les coups lui avaient été portés après une bagarre entre militants d'ultragauche et d'ultradroite, en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan.
M. Arnault est le cofondateur du mouvement antifasciste la Jeune Garde, aujourd'hui dissous, dont certains membres sont soupçonnés d'être impliqués dans la mort de Quentin Deranque. Quatorze personnes ont été mises en examen pour meurtre ou complicité dans cette affaire, dont des proches de M. Arnault.

LFI classée extrème gauche et son proxy violent Jeune Garde dissous. " nous sommes avant tout des opportunistes " "les électeurs n'appartiennent à personne" sic Bally Bagayoko. CQFD !