Cristina Martineau, la candidate PS aux législatives à Villeurbanne.

Dissidence à Villeurbanne ? La candidate PS se laisse trois jours pour prendre sa décision

Le PS a voté jeudi soir tard un accord avec les Insoumis pour les élections législatives (12 et 19 juin 2022). A Villeurbanne, la candidate PS Cristina Martineau hésite à se ranger derrière le candidat LFI, Gabriel Amard, le gendre de Jean-Luc Mélenchon.

Lyon Cap' a consacré plusieurs articles à la situation à Villeurbanne en vue des élections législatives. Gabriel Amard va être le candidat de l'union de la gauche au 1er tour des législatives, le 12 juin prochain. Après l'accord entre le PS, le PC, EELV et les Insoumis.

Dans cet accord, la 6e circonscription du Rhône, celle de Villeurbanne, revient donc aux Insoumis. Et pas aux socialistes. Au grand dam du PS local.

"Pour Villeurbanne, le choix a été fait de confier la campagne législative à Gabriel Amard. Militant LFI et gendre de Jean-Luc Mélenchon, son atterrissage surprenant se résume en trois mots : népotisme, machisme, parachutage. Qui plus est, cette volonté verticale, presque monarchique, ne respecte ni les spécificités locales, ni le travail commun initié par la majorité municipale, animée par le maire socialiste Cédric Van Styvendael, depuis dix-huit mois", dénonçait mercredi 4 mai, la candidate PS à Villeurbanne, Cristina Martineau, adjointe à la ville de Villeurbanne en charge de la petite enfance et des séniors.

Ce vendredi matin, après la décision du conseil national du PS, Cristina Martineau hésite encore à maintenir sa candidature. D'après nos informations, elle se laisse trois jours pour prendre sa décision, le temps de consulter. Elle annoncera sa décision mardi 10 mai, en début d'après-midi.

Edit 9h50, avec la réaction de Cristina Martineau : "J'ai pris acte de la décision du Conseil national du Parti socialiste d'approuver l'accord avec LFI, j'ai écouté les militants socialistes de la section de Villeurbanne et j'ai entendu leurs nombreux doutes. Pour l'heure, au regard de l'importance du choix qui sera le mien, consciente de la gravité de la situation, je souhaite m'accorder un temps de réflexion. Au cours des trois prochains jours, j'échangerai avec des socialistes d'autres régions et j'étudierai chaque hypothèse avec responsabilité pour prendre une décision en mon âme et conscience".

Dans cette circonscription, Mélenchon est arrivé largement en tête au 1er tour de la présidentielle, avec 37,9%, devant Macron (25,8%) et Le Pen (11,7%).

Lire aussi : Législatives : vers un accord PS - Insoumis, les dessous de l'alliance à Lyon

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