(Photo by JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP)

Un premier cas de variole du singe identifié à Lyon

En date du 23 mai, Santé publique France recense trois cas de variole du singe, une maladie rare originaire d'Afrique dont on guérit en général spontanément. L’ARS nous a confirmé la présence d’un cas en Auvergne-Rhône-Alpes, passé par le centre de maladies infectieuses de l’Hôpital de la Croix-Rousse.

Depuis le jeudi 19 mai et la détection d’un premier cas de variole du singe en France, l’apparition de nouveaux cas est scrutée de près par les autorités sanitaires. Le dernier bilan publié par Santé publique France, le 23 mai, faisait désormais état de trois cas en France. Ce mardi, nos confrères de France 3 révélaient qu’un 4e cas aurait été diagnostiqué à Lyon à l’Hôpital de la Croix-Rousse dimanche 22 mai. 

Une information que nous avons pu en partie vérifier ce mardi en fin de journée auprès du cabinet de l’Agence Régionale de Santé (ARS). Celui-ci nous a confirmé l’identification d’un cas en Auvergne-Rhône-Alpes et son passage au service des maladies infectieuses de l’Hôpital de la Croix-Rousse, dans le 4e arrondissement, sans pouvoir nous préciser sa date d’entrée au CHU et s’il si trouve encore à cette heure. 

Trois confirmés en France, plusieurs cas suspects

Contactés, les Hospices Civils de Lyon nous ont invités à nous rapprocher de la Direction Générale de la Santé (DGS), en charge du dossier. Injoignables en fin de journée, les services de la DGS ont toutefois précisé à Radio Scoop qu’actuellement "trois cas confirmés ont été rapportés en France et plusieurs cas suspects sont en cours d'investigation. Sur ces trois cas confirmés, deux sont en Ile-de-France et un en Auvergne Rhône Alpes".

Proche de la variole, la variole du singe est à ce jour considérée comme beaucoup moins grave et contagieuse que son homonyme. Cette maladie infectieuse est causée par un virus transmis à l’être humain par des animaux infectés, le plus souvent des rongeurs. Mais le virus a été découvert pour la première fois en 1958 au sein d’un groupe de macaques qui étaient étudiés à des fins de recherche, d’où son nom, explique l’Inserm. 

Une maladie généralement bénigne

L’incubation peut en général aller de 5 à 21 jours et les symptômes ressemblent, en moins graves, à ceux de la variole (fièvre, maux de tête, douleurs musculaires...) au cours des cinq premiers jours. Apparaissent ensuite des éruptions cutanées (sur le visage, la paume des mains, la plante des pieds), des lésions, des pustules et enfin des croûtes. La maladie, généralement bénigne, guérit le plus souvent spontanément, au bout de deux à trois semaines.

Depuis 1970, des cas humains d'orthopoxvirose simienne ont été signalés dans une dizaine de pays africains. Au printemps 2003, des cas ont aussi été confirmés aux États-Unis, marquant ainsi la première apparition de cette maladie en dehors du continent africain. "L'identification en mai 2022 de clusters de variole du singe dans plusieurs pays non endémiques [où la maladie ne circule pas, NDLR] sans lien direct avec des voyages en zone endémique est atypique", selon l'OMS. 

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