Quelques heures après l'officialisation de l'accord entre LFI et le candidat Doucet à Lyon, le maire sortant, arrivé en tête du premier tour ce dimanche, annonce qu'aucun élu insoumis ne participera à l'exécutif en cas de victoire au second tour.
C'est un éclaircissement qui a pour but de rassurer les partenaires de gauche des écologistes à Lyon. Dans une interview accordée à nos confrères du Progrès, Grégory Doucet est revenu sur l'alliance "technique" conclue quelques heures plus tôt avec Anaïs Belouassa-Cherifi, candidate insoumise arrivée en troisième position dimanche à Lyon lors du 1er tour.
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Le maire sortant, qui a récolté 37,36% des votes, très légèrement plus que son principal concurrent, Jean-Michel Aulas (36,78%), a affirmé que malgré cet accord avec les Insoumis, il n'était pas question que ces derniers participent à l'exécutif municipal en cas de victoire ce dimanche 22 mars. "LFI nous rejoint. Nous leur faisons de la place sur nos listes en vue de leur donner un certain nombre d‘élus pour le conseil municipal et les conseils d’arrondissement, où ils étaient en capacité de se maintenir. Ils auront des élus, mais ces élus ne participeront pas à l’exécutif. Nous ne gouvernerons pas ensemble" explique ainsi Grégory Doucet.
Si le candidat écologiste réaffirme sa volonté d'appliquer "tout notre programme et rien que notre programme", il tente surtout de rassurer ses partenaires de gauche, à commencer par le Parti socialiste et Place publique. "Le fait que LFI nous rejoigne sans participation dans l’exécutif, permet d’avoir des garanties là où il faut en donner. On s’est regardé en face en se disant ‘’Oui, on doit prendre nos responsabilités.’’" complète l'édile.
Un "accord de la honte" pour JMA
De son côté, Jean-Michel Aulas tacle depuis dimanche soir un "accord de la honte" entre le candidat Doucet et le camp insoumis. Arrivé en seconde position du premier tour, malgré de nombreux sondages qui le donnaient en tête, l'ancien patron de l'Olympique Lyonnais mise sur cette stratégie de diabolisation pour discréditer la candidature de son opposant écologiste. L'homme d'affaires qui fêtera ses 77 ans ce dimanche avait même menacé de ne pas participer au débat de l’entre-deux-tours ce mercredi soir si Grégory Doucet faisait alliance avec LFI, avant de finalement revenir sur ses paroles.
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Toujours chez nos confrères du Progrès, le maire sortant confirme de nouveau sa volonté de faire barrage "à un projet du siècle dernier" et "d'empêcher la victoire de la droite, celle de Laurent Wauquiez". "Celui qui mettra un bulletin dans l’urne pour nous le 22 mars sait exactement contre qui et quoi il vote" clame le candidat arrivé en tête du premier tour.
Avec cette alliance sans contrepartie trop importante, Grégory Doucet espère récupérer une large partie des voix d'Anaïs Belouassa-Cherifi au second tour. Et croise les doigts pour ne pas froisser une trop grosse part de son électorat après cet accord avec le parti d'extrême gauche. Réponse dans cinq jours à Lyon.
