Bruno Bernard et ses têtes de liste ont présenté leur programme mardi 3 mars. (@DR)

Lyon : Bruno Bernard fait du logement "la priorité des priorités" face aux "reculs" de la droite

Candidat à sa réélection, le président écologiste de la Métropole de Lyon a présenté ce mardi son programme. Il fait du logement "la priorité des priorités", et dénonce les "reculs de la droite".

Séance de rattrapage mardi 3 mars au Comédie Odéon. Le président écologiste sortant de la Métropole de Lyon, Bruno Bernard et ses têtes de liste ont présenté leur projet dans le cadre des élections métropolitaines des 15 et 22 mars. Un évènement en forme de résumé condensé des dizaines de conférences de presse organisées depuis plusieurs mois. Le 19 décembre, l'écologiste avait lancé ce cycle avec un point sur le logement. Ce mardi, c'est aussi par le logement qu'a débuté la présentation.

L'encadrement des loyers, "une mesure qui fonctionne"

Un sujet dont Bruno Bernard et son vice-président et co-directeur de campagne, Renaud Payre font "la priorité des priorités" avec un objectif : "Réduire le coût du logement". Pour cela, la liste d'union de la gauche (hors LFI) compte étendre l'encadrement des loyers à huit nouvelles communes (Caluire-et-Cuire, Vénissieux, Oullins-Pierre-Bénite, Saint-Genis-Laval, Bron, Saint-Fons, Sainte-Foy-lès-Lyon et Tassin-la-Demi-Lune), mais aussi mieux encadrer les compléments de loyers. "C'est une mesure qui fonctionne, et qui a permis une baisse des loyers notamment sur les petites surfaces", a déclaré Renaud Payre.

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La gauche et les écologistes veulent aussi "produire pour toutes et tous", notamment du logement social, mais également en décuplant les opérations de type Bail réel solidaire (BRS) qui permettent "d'accéder à la propriété pour le coût d'un loyer", slogan déniché par Renaud Payre pour tenter de rendre intelligible et vendeur un dispositif encore peu connu. Pour Bruno Bernard, faire du logement la priorité est aussi l'opportunité d'attaquer frontalement Véronique Sarselli, candidate LR-Grand Coeur lyonnais, dont le programme sur le sujet reste particulièrement flou et repose principalement sur le désencadrement des loyers et une révision du PLU-H.

"Coalition de circonstance"

"Supprimer l’encadrement des loyers, cela signifie très concrètement laisser
repartir les loyers à la hausse. Cela signifie des centaines d’euros de plus à payer
chaque mois pour des locataires déjà sous pression. Cela signifie éloigner encore davantage les classes moyennes et populaires des centralités
", a ainsi tancé le président sortant. Bruno Bernard ne manque d'ailleurs pas une occasion de rappeler que les maires de Caluire, Tassin, Mions et Saint-Genis-Laval, tous de droite, se sont vu retirer par l'État l'instruction des permis de construire, faute de vouloir construire suffisamment de logements sociaux.

"Et Madame Sarselli elle-même préfère payer des pénalités, plus d’un million d’euros en 2026, plutôt que de construire des logements", a-t-il rappelé dénonçant un "choix politique assumé : celui de ne pas construire sur leur territoire". Et de poursuivre : "L’indécence atteint son comble quand elle promet aujourd’hui un “choc de l’offrequi reposerait seulement sur une révision du PLU-H, une procédure longue, complexe, qui ne produirait pas un seul logement supplémentaire avant 5 ans."

Bruno Bernard a par ailleurs déploré auprès de la presse, "le manque de cohérence" de la "coalition de circonstance" Grand Cœur lyonnais. "Il y a une volonté de détruire tout ce qui a été fait, ils ne proposent que des reculs", a-t-il fustigé.

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