Alors que la Région Auvergne-Rhône-Alpes avait repoussé la démolition du musée des Tissus de Lyon à 2025, rien n'est fait. Face à cette incertitude, le maire de Lyon interpelle la Région.
En 2018, la Région Auvergne-Rhône-Alpes, devenait propriétaire du musée des Tissus de Lyon. En 2021, elle dévoilait un projet de l'architecte Rudy Ricciotti et fermait les portes du musée du 2e arrondissement pour "rénovations". Suite à des remous concernant la question du permis de construire, le projet était finalement retoqué en 2022, avant que la Région ne dévoile un nouveau projet prévu pour 2028-2029.
Face au changement de position de la Région, le maire de Lyon Grégory Doucet aurait, selon Tribune de Lyon, envoyé un courrier à son président, Fabrice Pannekoucke "pour demander des informations sur les raisons de l'absence d'avancée du projet de rénovation."
Aucun contenu définitif du projet
Dans son courrier, la municipalité affirmait avoir délivré à la Région un permis de démolir en janvier 2024. La collectivité aurait néanmoins décidé de repousser la démolition en 2025. Pourtant au 3 mars 2026, le bâtiment est toujours debout et quelques expositions temporaires y sont parfois présentées.
En parallèle, aucun contenu définitif du projet et aucun permis de construire n'auraient été déposés. "Plusieurs riverains du projet, à date, sont empêchés dans leur parcours résidentiel au regard d’une estimation très incertaine de leur bien dans un tel contexte", écrivait Grégory Doucet dans sa lettre que nos confrères ont pu consulter. Pour répondre à cette incertitude, l'élu demandait alors à la Région "une transmission d’informations sur ce projet". Un mois plus tard, la lettre reste sans réponse.
Sollicitée par nos confrères, la Région affirme de son côté qu'elle "ne manquera pas de tenir informés la Ville de Lyon et l’ensemble des partenaires et riverains au fur et à mesure de l’avancement du projet".

C'est bien la 1ère fois qu'il s'intéresserait à la valeur d'un bien immobilier privé ! Les mêmes qui se moquent éperdument de la valeur des biens quand il s'agit de fermer la presqu'île ou de laisser l'espace public aux dealers, ou de préempter de façon isolée pour vous coller un logement social dans votre allée ! Et les mêmes qui ne voulaient pas investir dans le musée des tissus au savoir faire unique! Quelle posture....
Le khmer pourrait préciser pourquoi les travaux de la salle Rameau Lyon 1° sont quasiment à l'arrêt !
Un projet présenté comme ambitieux… mais qui, deux ans après l’affichage, sur la rue, du permis de démolition, n’a toujours pas franchi l’étape du dépôt du permis de construire. Pendant ce temps, une question demeure : combien coûte réellement cette attente ? Architectes, études, prestations diverses… l’argent public, lui, ne semble pas suspendu.
Dans un environnement urbain pourtant dynamique, les contacts avec les élus ou les services techniques restent rares et surviennent surtout lorsque la polémique recommence à émerger., laissant à chaque fois plus de questions que de réponses …
Une méthode qui interroge sur le recueillement et le respect de l’opinion public
Dans la période d'austérité ambiante que nous subissons, Il est difficile de comprendre une telle légèreté dans la gestion d’un projet financé par de l’argent public, d’autant plus lorsqu’il est dirigé par des élus déjà largement investis dans de multiples mandats et responsabilités et voir plusieurs emplois pour certain.
À force de concentrer ambitions personnelles et communication politique, on en oublierait presque l’essentiel : la transparence, l’efficacité, le respect des habitants et des deniers publics.
Aujourd’hui, ce projet qui devait être une vitrine culturelle et urbaine ressemble surtout à un symbole d’improvisation et de blocage. Un beau projet sur le papier, mais pour l’instant la vision d’un beau gâchis.
Il est permis d’espérer que cette même équipe, dont certains membres briguent déjà de nouvelles investitures pour les prochaines échéances électorales, saura tirer les leçons de cet épisode et, enfin, adopter une gestion plus responsable et plus respectueuse de l’intérêt général