S'il est réélu, le président écologiste de la Métropole de Lyon, Bruno Bernard promet d'étendre l'encadrement des loyers à huit nouvelles villes.
Le président écologiste de la Métropole de Lyon a dévoilé ce jeudi les huit communes dans lesquelles il souhaite appliquer l'encadrement des loyers s'il est réélu lors des élections métropolitaines de mars. Lors de sa première conférence de presse de campagne au mois de décembre, Bruno Bernard avait d'ores et déjà réaffirmé sa volonté d'étendre le dispositif actuellement limité à Lyon et Villeurbanne.
Lire aussi : Encadrement des loyers : la bataille des chiffres
"L’expérience nous montre que ce dispositif fonctionne"
L'écologiste souhaite ainsi que les villes de Caluire-et-Cuire, Vénissieux, Oullins-Pierre-Bénite, Saint-Genis-Laval, Bron, Saint-Fons, Sainte-Foy-lès-Lyon et Tassin-la-Demi-Lune intègrent l'encadrement des loyers. "L’expérience nous montre que ce dispositif fonctionne, ce qu'un récent rapport parlementaire transpartisan a d'ailleurs confirmé. Contrairement à certaines idées reçues, l’encadrement des loyers n’a pas entraîné de baisse de l’offre locative", estime Bruno Bernard qui avait par ailleurs indiqué mi-décembre vouloir mieux encadrer les compléments de loyers, aujourd'hui laissés à la discrétion des propriétaires.
Le candidat et son actuel vice-président au logement et directeur de campagne Renaud Payre avaient indiqué lors d'une conférence de presse qu'ils réfléchissaient également à appliquer l'encadrement des loyers à des secteurs précis dans certaines communes, notamment autour des axes forts de transports en commun. Une mesure que la loi ne permet pour l'instant pas de mettre en oeuvre. Quant à étendre le dispositif actuel, la Métropole devra déposer une candidature auprès de l'État et ne pourra pas en décider de façon unilatérale.
Aulas propose de "désencadrer les loyers"
Pour rappel, le patron de Coeur Lyonnais, Jean-Michel Aulas s'est exprimé contre l'encadrement des loyers. Il dit vouloir "désencadrer les loyers" estimant que le dispositif "fait baisser l’offre, donc monter les tensions". Les études concernant l'efficacité du dispositif divergent et aucun consensus ne semble être établi hormis à Paris. Un rapport parlementaire publié fin septembre avait proposé de pérenniser le dispositif en soulignant son efficacité pour "éviter les loyers excessifs".
Un rapport publié par l'association Clameur, dont les membres fondateurs sont notamment Union Nationale des Propriétaires Immobiliers (UNPI) et la FNAIM a de son côté conclu que "l'encadrement des loyers ne produit aucun effet sur les loyers et pénalise l'offre locative".
Lire aussi : Métropole de Lyon : Bruno Bernard promet une brigade de sécurité et 5 000 logements accessibles
