Grégory Doucet, candidat à sa réélection en mars prochain, propose la création de dix cantines de quartier pour "faciliter l'accès à une alimentation saine et accessible à tous."
La semaine avait débuté par des propositions sur le logement pour Grégory Doucet. Pour le candidat de l'Union de la gauche et des écologistes, elle s'est conclue ce vendredi 16 janvier avec de nouvelles annonces programmatiques concernant le "bien manger" et "l'insécurité alimentaire". Au cours d'un déplacement à la Maison solidaire de l'alimentation (Mesa) du 8e arrondissement de Lyon, le maire sortant, accompagné des deux députés Clémentine Autain et Boris Tavernier, a annoncé sa volonté de créer dix cantines de quartier au cours d'un hypothétique deuxième mandat.
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"Dans la capitale mondiale de la gastronomie, nous disons qu’il est inacceptable que bien manger soit un privilège" débute Grégory Doucet. "À travers ces cantines de quartier nous voulons garantir à toutes et à tous l'accès à une alimentation de qualité, peu importe son budget" poursuit le candidat écologiste devant Clémentine Autain, "très heureuse" de lui apporter officiellement son soutien dans la bataille à l'Hôtel de Ville. "La Ville de Lyon ne va quand même pas basculer dans le Trumpisme" ose même la députée écologiste de Seine-Saint-Denis.
Un budget à affiner
Prenant l'exemple de la Mesa, tiers-lieu autour de l'alimentation ouvert en 2022 dans le quartier Langlet-Santy, Grégory Doucet espère pouvoir déployer dans les années à venir dix cantines de la sorte à travers Lyon. "On veut transposer le même esprit qui règne ici" admet le candidat, tout en expliquant ne pas vouloir forcément reproduire à l'identique les mêmes structures dans tous les arrondissements de Lyon. "L'idée c'est vraiment de s'appuyer sur les quartiers et d'ancrer les projets dans un territoire, en fonction des envies et des besoins et en s'appuyant sur les réseaux existants" complète-t-il.
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À la Mesa, les huit salariés, tous issus du quartier, ou presque, proposent toute la semaine aussi bien une épicerie solidaire avec des tarifs dégressifs en fonction de la situation financière de chacun, une cuisine partagée mais également une cantine solidaire où on peut venir manger des produits locaux et cuisinés sur place. "Ce genre de lieu est également une formidable machine à créer du lien social. Il y a beaucoup de chaleur humaine dans ces maisons de l'alimentation et c'est aussi ça qui nous a motivé à en lancer dix de plus" complète le maire écologiste.
Questionné sur le coût de ces potentielles ouvertures, Grégory Doucet explique que chaque projet devra être affiné en fonction des attentes du quartier. "On veut vraiment travailler avec les associations, que ça vienne du bas, du terrain" détaille-t-il, tout en se montrant taquin avec l'une des propositions phares de son principal adversaire à la mairie de Lyon : "Dans tous les cas, ça coûtera bien moins cher qu'un tunnel." "Et ce sera beaucoup plus utile pour les habitants" ajoute Boris Tavernier.
Une proposition sociale supplémentaire pour le maire sortant, qui entend ainsi ancrer sa campagne dans les enjeux du quotidien, en contraste avec les grandes annonces sécuritaires et infrastructurelles de ses adversaires.
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Grégory Doucet s'est occupé de la sécurité :
- A la Guillotière, police municipale le matin, nationale l'après midi et le soir.
- sur les pentes qui ne sont plus "en colère", la proie des rodéos,
- sur les routes sur lesquels les chauffards sont contraints de ralentir.
Le bien manger et pourquoi pas le bien b..... La gôche dans ses oeuvres humanitaires !