Les écoliers retournent à l'école jeudi 1er septembre 2022
Image d’illustration école (Photo by MARTIN BUREAU / AFP)

"L'école est une ligne Maginot contre l'entrisme salafo-freriste qui prend de plus en plus l'eau" (Ifop)

François Kraus, directeur du pôle politique de l'Ifop, décrypte pour Lyon Capitale l'enquête "Les enseignants face à l’expression du fait religieux à l’école et aux atteintes à la laïcité".

Atteintes à la laïcité, l'école (une fois encore) dans le viseur. C'est ainsi que Lyon Capitale titrait en décembre 2021, il y a un an, suite à la parution de l'enquête de  l'Ifop menée auprès d'un échantillon représentatif de 1 006 lycéens âgés de 15 ans et plus ("Les lycéens, le droit a la critique des religions et les formes de contestations de la laïcité à l’école").

La loi de 2004 loin d'être appliquée

Cette fois, l'Ifop a mené son enquête auprès de 1 009 enseignants, représentatif de l'ensemble du corps enseignant de France ("Les enseignants face à l’expression du fait religieux à l’école et aux atteintes à la laïcité").

"Une des surprise de cette enquête est que la loi de 2004 qui interdit le port des signes religieux ostensible dans les établissements publics est loin d'être appliquée" explique François Kraus.

  • 1/3 des enseignants ont déjà vu des élèves porter des signes religieux ostensibles
  • 3 professeurs sur 10 en REP (réseau d'éducation prioritaire) ont déjà observé des élèves faire leur prière dans l'enceinte de l'établissement
  • 56% des professeurs du public se sont déjà autocensurés pour éviter des incidents autour de la laïcité à l'école (contre 36% avant l'assassinat de Samuel Paty, en 2018)

"Les signalements faits par le ministère de l'Education sur les atteintes à la laïcité ne sont que la partie émergée de l'iceberg d'un poussée du religieux beaucoup plus forte". 


Cette étude montre que la loi interdisant les signes religieux à l’Ecole (2004) n’empêche pas une montée des manifestations identitaro-religieuses aussi bien en classe que durant d’autres moments de la vie scolaire (ex : cantine, sorties scolaires…).

Pour le directeur du pôle politique de l'Ifop, "les signalements faits par le ministère de l'Education sur les atteintes à la laïcité ne sont que la partie émergée de l'iceberg d'un poussée du religieux beaucoup plus forte". 

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