Info Lyon Cap - La présidente de la Métropole de Lyon, Véronique Sarselli, abandonne officiellement le projet Rive Droite, après avoir stoppé les travaux le 27 mars dernier.
C’est désormais officiel, le projet Rive Droite ne verra pas le jour à Lyon. Portés par les écologistes Grégory Doucet, maire de Lyon, et Bruno Bernard, ancien président de la Métropole de Lyon, les travaux de réaménagement de la rive droite du Rhône avaient été stoppés à la hâte le 27 mars après l’élection de Véronique Sarselli. La nouvelle présidente de la Métropole de Lyon indiquait à l’époque que cette décision visait à garantir "une coordination étroite entre les acteurs publics concernés et à assurer une prise en compte équilibrée des enjeux pour les habitants du territoire."
Lire aussi : Projet Rive droite à Lyon : le début des travaux suspendu par Véronique Sarselli
Si elle n’avait jamais confirmé qu’il s’agissait d’un arrêt total, préférant évoquer une "concertation" afin "d’examiner les modalités et les implications de ce projet", la Métropole de Lyon confirme ce jeudi à Lyon Capitale que le projet est bien "abandonné." Si la collectivité assure que Grégory Doucet a déjà été informé de cette décision, selon nos informations, le maire de Lyon n'était en réalité pas au courant.
"Notre pays connaît des épisodes caniculaires historiques, qui éprouvent durement la population. Les Lyonnaises et les Lyonnais suffoquent et la Présidente de la Métropole de Lyon abandonne, d'un revers de main, sans nous informer et sans proposer d'alternative, un projet ambitieux pour notre ville. Nous étions prêts à discuter pour faire évoluer le projet, la Métropole le refuse", réagit Grégory Doucet ce jeudi. Et d'ajouter : "La transformation de la rive droite du Rhône, c'est ramener de la végétalisation et de l'ombrage en cœur de ville, plus d'espaces pour les piétons et un meilleur partage des mobilités, ou encore un accès direct au fleuve. La Métropole préfère l'inaction à l'attractivité du centre-ville et sacrifie la santé des Grands Lyonnais et des Grandes Lyonnaises, c'est regrettable."
Pour rappel, le projet initial prévoyait sur un linéaire de 2,5 kilomètres le long du Rhône, quatre voies de circulation maximum quand, par endroits, il y en avait une dizaine en 2020. L'espace libéré aurait ainsi permis d'installer la Voie lyonnaise n°6, tandis que les piétons auraient bénéficié d'une surface de déplacement augmentée de plus de 75 %. 1,7 km de voie en site propre était également réservé aux bus.
Un "gaspillage irresponsable" pour les Écologistes
S'il n'a pas encore réagi publiquement à cette annonce, le maire de Lyon avait déclaré dans nos colonnes en avril dernier : "Je peux tout à fait entendre qu’elle ait choisi de suspendre les travaux pour des raisons de calendrier politique, mais je crois que la santé des habitants de cette métropole ne peut pas être sacrifiée à l'aune de petits jeux d'appareils partisans. Chacun devra prendre ses responsabilités."
Dans le même temps, les Écologistes avaient estimé que la décision de Véronique Sarselli s'apparentait déjà à un "abandon pur et simple" du projet Rive Droite, "quand on sait que la reprise du projet ne pourra pas être effectuée avant plusieurs années par RTE." Le groupe, s'inquiétant par ailleurs des pénalités financières "de plus d’un million d’euros" que la Métropole de Lyon devrait payer à RTE, qualifiait ce choix de "gaspillage irresponsable dans un contexte budgétaire national difficile."
Lire aussi : Suspension du projet Rive Droite à Lyon : les écologistes dénoncent un "gaspillage irresponsable"

Elle déroule son programme, fidèle à ses promesses. Bravo.
L'erreur a été la fusion de liste avec l'extrème gauche par la municipalité ce qui lui a fait perdre le binôme métropolitain. Il en est déjà de même au plan national, LFI est bien la gueuse de la gauche !