Le pianiste norvégien Leif Ove Andsnes  dans Zarathoustra © Helge Hansen

Musique classique : ainsi s’achevait la saison à l’Auditorium

À l’Auditorium, on met les bouchées doubles pour une clôture de saison en fanfare. Au terme d’une saison marathon, la grande maison lyonnaise du domaine symphonique nous quitte – le temps de la période estivale – sur une note capiteuse avec un programme de gala.

L’occasion d’accueillir le prodigieux Leif Ove Andsnes dans le Troisième Concerto pour piano de Ludwig van Beethoven, fruit d’un comeback du compositeur en proie à la surdité, six mois seulement après ses adieux formulés en octobre 1802. Une œuvre tourmentée, à l’image du compositeur à l’époque, mais dotée d’une palette incroyable de couleurs pianistiques.

Pour encadrer cette œuvre concertante, Nikolaj Szeps-Znaider, maître d’œuvre de la soirée, a décidé de faire appel à deux poèmes symphoniques de Richard Strauss, Till l’Espiègle et Ainsi parlait Zarathoustra

Si le premier est l’occasion pour Strauss de déployer toute la vivacité et l’audace de son écriture orchestrale, personnifiant ainsi Till, le protagoniste facétieux, on entre avec le second dans une autre dimension.

Inspiré du poème philosophique de Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra est une œuvre métaphysique où chaque mouvement illustre les épisodes exposant la doctrine du prophète philosophe Zarathoustra.

Petit bijou de la littérature symphonique, ce brûlot d’à peine 30 minutes fait mouche, tant par la variété des couleurs orchestrales que la force du matériel thématique. Sans oublier son introduction grandiose (Einleitung) rendue célèbre grâce à sa reprise dans la musique du film 2001, l’Odyssée de l’espace de Stanley Kubrick en 1968.

Zarathoustra – Jeudi 11 juin à 20 h et samedi 13 juin à 18 h à l’Auditorium – www.auditorium-lyon.com

Laisser un commentaire

réseaux sociaux
X Facebook youtube Linkedin Instagram Tiktok
d'heure en heure
d'heure en heure
Faire défiler vers le haut