Alors que les urnes ont rendu leur verdict il y a trois semaines, France Télévisions a diffusé ce mercredi un documentaire retraçant la campagne de Jean-Michel Aulas à Lyon.
C’est une immersion, pendant cinq mois, au cœur de la campagne de Jean-Michel Aulas. France Télévisions a diffusé ce mercredi le documentaire de ses deux journalistes Antoine Comte et Charlotte Notteghem qui retrace le parcours de campagne de l’ancien patron de l’Olympique Lyonnais et tente de décrypter le "phénomène Aulas". Une chronologie qui s’appuie notamment sur les nombreux sondages qui ont rythmé la campagne des municipales à Lyon. Des premiers sondages qui plaçaient Aulas largement en tête, à deux doigts même de remporter l’Hôtel de ville dès le premier tour.
Le film retrace la dynamique de campagne plutôt défavorable au candidat Aulas, jusqu’au second tour des municipales qui a vu le maire sortant Grégory Doucet finalement conserver son poste pour seulement 3 000 petites voix d'avance. Durant 52 minutes, on découvre un Jean-Michel Aulas pas franchement à l'aise avec l'exercice politique de manière globale. Du tractage sur les marchés au porte-à-porte, l'homme d'affaires de 77 ans semble forcer sa nature pour se plier aux exigences de la campagne électorale.
Un candidat Aulas qui surjoue parfois
"Je pensais que c'était rude, mais ce qui m'a choqué c'est qu'il n'y a pas de règle. Les gens qui sont des politiques sont prêts à tout pour avoir leur rémunération de fin de mois" débute dans le reportage un Jean-Michel Aulas qui semble parfois un peu déconnecté du terrain, passant beaucoup de temps dans son van aux vitres teintées pour se déplacer à ses différents rendez-vous de campagne.
Le documentaire des deux journalistes du service public plonge le téléspectateur dans "les coulisses d'une conquête qui ne s'est pas passée comme prévu." Défendant l'idée de ne pas être la marionnette des autres, et notamment de Laurent Wauquiez qui apparaît à l'écran à plusieurs reprises, Jean-Michel Aulas surjoue parfois un peu des scènes de campagne banales, comme la découverte de son QG de campagne dans le 8e arrondissement de Lyon.
Annonçant avec le sourire à un passant que "si ça se passe bien je fais un feu d'artifice et si ça se passe mal, j'en fais deux car je vais retrouver une vie normale", le candidat Aulas ne parvient pas à endosser pleinement le costume de potentiel futur maire de Lyon. Toujours dans le flou lorsqu'il évoque, au cours d'une réunion d'appartement, son projet de rendre les transports gratuits pour une partie des Lyonnaises et des Lyonnais, Jean-Michel Aulas apparaît parfois en difficulté lorsqu'il est confronté sur les idées, comme lors d'un échange, sur un marché, avec l'écologiste Benjamin Badouard.
Débat raté et affaire Deranque
L'épisode du débat, l'un des tournants de la campagne à Lyon, est évoqué, tout comme la séquence autour de la mort du jeune identitaire Quentin Deranque, lynché par des militants d'ultra gauche le 12 février dans les rues de Lyon. "Faire une telle erreur politique à ce moment-là, c'est incompréhensible" explique même Grégory Doucet quand il évoque la demande de Jean-Michel Aulas d'afficher le portrait du jeune identitaire sur l'Hôtel de Ville.
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Une erreur qui a sans doute compté dans la course à la mairie et qui a aussi coïncidé avec l'inversion des courbes dans les sondages entre le candidat Aulas qui voyait sa marge se réduire et le maire sortant de plus en plus haut.
En fin de reportage, Jean-Michel Aulas fait preuve d'un vrai moment de sincérité durant lequel l'homme d'affaires lyonnais semble, enfin, fendre l'armure. Juste avant son ultime meeting, et alors qu'il discute avec son conseiller Roman Abreu (grand absent du reportage au contraire d'Emmanuel Imberton présent à de nombreuses reprises), Jean-Michel Aulas admet qu'au "tout début, j'avais une trouille monstre de parler en public". Parlant du stress avant son ultime rendez-vous devant ses militants, à quelques jours du premier tour, meeting durant lequel le candidat Aulas s'était montré très offensif vis-à-vis de Grégory Doucet et de son exécutif, l'ancien patron de l'OL avoue être "en train de rentrer dans le match." "Je sais qu'on n'a pas le droit de se rater", poursuit-il.
Le documentaire se conclut évidemment sur la défaite d'Aulas au cours d'une soirée du deuxième tour "difficile" selon les mots du principal protagoniste du film. "Je ne suis pas déçu", affirme-t-il dans les salons de la préfecture. "Lui qui imaginait que je n'étais pas un bon politique, il va trouver en face de lui quelqu'un de déterminé à le faire tomber" lance-t-il même à l'adresse de Grégory Doucet. Rendez-vous est déjà pris pour 2032 ou 2033 ?
Documentaire disponible sur la plateforme France Télévisions

Et oui Donald , la politique c’est un métier , pas comme le foot !!!!!
Et oui Greg, la politique c'est un miroir, pas comme la vérité !!!! Cet moitié de khmer garde son fauteuil avec ses sbires loués. En vendant sa liste à celle de LFI, parti d'extrème gauche dont les nervis de son proxy Jeune Garde sont mis en examen pour lynchage à mort, il en aura perdu son binôme de la métropole. Qui plus est le budget de la ville est 4 fois inferieur à ceux de la métropole et de la région, toutes deux à droite. Une victoire à la Phyrrus. Qui perd gagne !
Article pas vraiment impartial... Le narratif me semble clairement à charge.
Bon, voila , on ne peut pas forcement tous aimer Aulas.
Cela dit j'ai deux remarques :
1) Aula a toujours refusé l'idée de passer des accords avec les extrémistes. Doucet a signé sans sourciller un accord avec l'extrême gauche. Et avec le sourire.
Je rappelle que l'extrême gauche LFI est responsable depuis 2022 de la bordélisation permanente et de la chute déplorable du niveau du débat parlementaire et même politique au sens large. C'est factuel , Doucet a gardé sa place quoiqu'il en coute au mépris de toute déontologie, en passant un accord avec l'extrême gauche . On parle de melenchonistes qui légitimisent la violence comme moyen politique. On parle de Melenchonistes qui sont main dans la main avec la dictature Chavez. On parle de mélenchonistes qui ont théorisé la conflictualisation partout et tout le temps pour transformer des révoltés en révolutionnaires et faire tomber la république. Imaginez ce que cela signifie, faire tomber tout le cadre juridique qui s'imposent aux dirigeants de notre pays. C'est la porte ouverte à une dictaturisation de la France. C'est le modèle Chavez que LFI veut appliquer en France. Ceux qui comprennent ce que j'écris sont certainement terrifié à cette idée. Les autres, ça leur passe au dessus de la tête.
2) Doucet est un bon débateur, il passe très bien à la télé , dans les médias. C'est un fait. Idem d'ailleurs pour l'avocat d'extrême droite dont j'ai oublié le nom, et dans une moindre mesure pour la candidate d'extrême gauche mélenchoniste. Sauf que, dans la vraie vie de Maire, ce qui compte le plus, factuellement, ce n'est pas de savoir faire le beau devant les micros ou sur un plateau de télévision. Cette compétence , c'est bon pour les médias qui adorent et ne vivent que de ça. A ce titre, il faut lire les critiques acerbes des médias sur la performance Aulas pendant le débat. Pour les médias, ce qui compte c'est la beauté du costume, de la petite phrase ou du papier cadeau. Ca c'est essentiel pour les médias. Ce qu'il y a sous le capot , dans la tête , ça compte très largement moins.
Aulas a co-créé une boite qui a réussi à grandir massivement pour valoir des centaines de millions d'euros . Les médias et les professionnels , chacun à sa place, devraient bien prendre en compte cette réalité . Est ce que moi, à mon âge, je suis capable ou j'ai réussi à faire ce qu'à fait Aulas ? Comment y arriver ? pourquoi il y a aussi peu de personnes qui réussissent comme lui en partant de rien ? Pourquoi moi je ne suis que simple salarié et lui s'est assumé seul ? Aulas a aussi redressé un club de foot à la dérive. Il a aussi porté le projet contre vents et marées de la construction d'une infrastructure importante pour une grande ville européenne : un stade moderne de 60 000 places (il me semble). Bref ce gars a bossé comme un dingue (spoiler alerte: la chance ne peut pas jouer pendant des décennies, pour réussir à ce point il faut travailler beaucoup, vite et bien. C'est ce qui marche. Pas la chance) et n'a plus rien à prouver, sauf à donner de son temps gratuitement pour une ville dont il porte l'image et les couleurs plus que n'importe quel maire à l'international. C'est quand même un autre niveau que Doucet en terme d'expériences et de compétences. Sauf pour faire le beau devant un micro, c'est évident.
Au final ,grâce aux voix des pires extrémistes depuis la deuxième guerre mondiale, Doucet a été élu. Voila, c'est la démocratie. Sauf si les règles n'ont pas été respectées, mais il y a des arbitres qui le diront.