Grégory Doucet en campagne ce jeudi 19 mars 2026 sur le marché des Etats-Unis, dans le 8e arrondissement de Lyon. (@Vincent Guiraud)

Municipales à Lyon : aux Etats-Unis, Doucet et Aulas jouent au chat et à la souris

A trois jours du deuxième tour des municipales 2026, les candidats Doucet et Aulas étaient en campagne dans le 8e arrondissement de Lyon. Les deux hommes, qui se feront face dimanche dans les urnes, jettent leur dernière force dans la bataille.

A défaut d'un débat, les habitants du quartier des États-Unis auraient pu, à quelques minutes près, assister à une rencontre fortuite entre Grégory Doucet et Jean-Michel Aulas. Mais les chemins des deux candidats ne se sont finalement pas croisés. Ce jeudi matin, c'est le maire sortant, candidat de l'Union de la gauche et des écologistes, qui a ouvert le bal au sein du marché des États-Unis. Toujours en campagne à quelques heures du deuxième tour, le maire sortant était détendu au milieu de la foule massée sur cette grande halle qui accueille chaque jeudi ce marché très populaire.

"On voit qu'il y a un intérêt pour ces élections" se félicite Grégory Doucet quelques minutes après avoir reçu des fleurs des mains d'une électrice. "Ça me réjouit en tant que maire mais aussi en tant que candidat". Souhaitant "répondre aux attentes très concrètes des Lyonnaises et des Lyonnais" à travers un programme qui "sera le même au premier qu'au deuxième tour", l'élu écologiste n'a pas échappé aux questions concernant sa fusion "technique" du début de semaine avec la liste LFI d'Anaïs Belouassa-Cherifi.

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"Cet accord nous permet de faire l'union de la gauche pour battre la droite réactionnaire, la droite rétrograde et la droite complaisante avec l'extrême droite" affirme Grégory Doucet ce jeudi. "C'est la droite que nous combattons, celle qu'incarne Mme Sarselli, M. Aulas, avec M. Wauquiez tapis dans l'ombre" attaque le candidat. Réaffirmant que les Insoumis ne feront pas partie de sa majorité municipale s'il est élu, l'édile explique qu'il ne reprendra "rien du programme des Insoumis" pour ce deuxième tour.

Le débat, toujours le débat

Très légèrement chahuté par une intervention bien préparée d'Ambroise Méjean, militant Cœur Lyonnais, Grégory Doucet s'était vu remettre en "cadeau" un cadre photo représentant Anaïs Belouassa-Cherifi aux côtés de Jean-Luc Mélenchon et de Raphaël Arnault, député du Vaucluse et fondateur de la Jeune garde. "Arrêtez votre cinéma, et venez débattre" a répondu à ce happening franchement raté le maire sortant.

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"Il y a une règle en démocratie, c'est que quand les idées se confrontent, il faut que les personnes se confrontent aussi" a repris Grégory Doucet à la fin de sa déambulation. "Peut.être que M. Aulas va se réveiller demain matin en se disant que débattre c'est faire vivre la démocratie" espère-t-il encore. "Je ne comprends pas pourquoi M. Aulas s'obstine à ne pas vouloir faire vivre la démocratie. C'est irrespectueux des électeurs et des électrices".

Seulement quelques minutes après son départ du marché, c'est le candidat Aulas qui a pris la suite. Affirmant, de manière assez chevaleresque, que c'était Grégory Doucet qui avait refusé de débattre et que le débat, "ça a toujours été ma vie", l'ancien président de l'OL a déambulé dans les allées, serrant de nombreuses mains d'habitants et commerçants dans ce sprint final qui doit le mener jusqu'au deuxième tour des municipales dimanche.

Attaquant de nouveau "l'accord de la honte", qui selon lui va permettre à "M. Mélenchon de fixer ses conditions à la mairie", le candidat Aulas a une nouvelle fois attaqué frontalement son principal concurrent : "M. Doucet est un menteur" répond l'homme d'affaires de 77 ans. "Comme l'accord n'a pas été publié et qu'il y a des divergences énormes entre les deux programmes, cela cache bien des choses" conclut Jean-Michel Aulas.

Une fin de campagne qui tourne un peu en rond entre deux candidats qui se seront contentés de s'attaquer par médias interposés, sans jamais se rencontrer. Le rendez-vous manqué des marchés laissera place, dimanche, au seul face-à-face qu’ils n’ont pas pu éviter : celui des urnes.

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