Jean-Michel Aulas, candidat Coeur lyonnais aux élections municipales à Lyon, est l'invité de 6 minutes chrono / Lyon Capitale.
Dans un entre-deux tours tendu à Lyon, Jean-Michel Aulas espère bénéficier de l'alliance conclue entre Grégory Doucet et la candidate LFI Anaïs Belouassa-Chérifi, qu'il qualifie "d'accord de la honte". "Je pense qu’il y a beaucoup de réserves de voix, déjà, chez les abstentionnistes. Nous avons parcouru la ville ces deux derniers jours et beaucoup nous ont dit : les sondages nous ont trompés, nous pensions que vous étiez élu, donc nous ne nous sommes pas déplacés ; nous irons voter au deuxième tour. Et puis il y a cet accord qui vient troubler des électeurs paisibles qui votaient pour Grégory Doucet en pensant qu’il n’était pas dans une alliance avec M. Mélenchon", estime-t-il.
Le candidat Coeur lyonnais réaffirme son refus de débattre avec Grégory Doucet sur le plateau de France 3 : "Je suis prêt à débattre dans des conditions de moralité exemplaires. Je crois que les médias doivent avoir la même conscience que la mienne, qui est de dire que La France insoumise ne doit pas se trouver en communion avec M. Doucet. Ce n’était pas le cas dans la première présentation, c’est le cas aujourd’hui. Vous verrez que les résultats de ce deuxième tour me donneront raison".
Jean-Michel Aulas revient aussi sur l'affaire Quentin Deranque et son souhait d'afficher le portrait du jeune homme sur le fronton de l'Hôtel de Ville qui a pu destabiliser certains électeurs : "Si j’avais eu les informations qui sortent aujourd’hui, qui restent bien sûr à confirmer dans le cadre d’une instruction, je n’aurais pas réagi de cette manière. C’est ce que j’ai expliqué. Mais à l’instant où j’apprends le drame de Quentin, évidemment, je ne peux réagir qu’avec mon cœur".
Le candidat arrivé deuxième au soir du premier tour développe quelques points de son programme comme le tunnel sous Fourvière et accuse son rival d'avoir "déformé tout ce qui a été dit".
La retranscription intégrale de l'entretien avec Jean-Michel Aulas
Bonjour à tous et bienvenue. Vous regardez 6 Minutes Chrono, le rendez-vous quotidien de la rédaction de Lyon Capitale. Aujourd’hui, nous accueillons Jean-Michel Aulas. Vous êtes candidat Cœur Lyonnais à la ville de Lyon, candidat aussi aux élections métropolitaines pour le compte des listes Grand Cœur Lyonnais, mais nous allons principalement parler aujourd’hui des élections municipales à Lyon et du second tour que vous abordez en ballottage défavorable. Vous êtes à un point derrière Grégory Doucet, assez loin finalement de ce que les sondages ont annoncé pendant des mois. Comment expliquez-vous qu’en fin de campagne les dynamiques se soient inversées ? Qu’est-ce qui fait qu’il y a eu cette inversion des courbes ?
Je ne pense pas qu’il y ait eu une dynamique qui se soit inversée. La dynamique est en notre faveur puisque nous sommes partis de zéro, et faire jeu égal avec le candidat sortant après six années de galère sur Lyon, c’est déjà une bonne performance. Vous avez raison de dire qu’il y a un petit décalage avec un certain nombre de sondages, mais ce n’est pas nous qui les faisons, et les sondages restent des sondages. Là, c’est une photographie à un instant donné. Nous sommes donc très contents d’avoir fait jeu égal avec Grégory Doucet. Et puis, comme derrière il y a eu cet accord de la honte signé avec La France insoumise, je suis moins optimiste pour lui que vous ne l’avez exprimé.
C’est-à-dire que vous pensez qu’il y aura une démobilisation dans son camp, que des électeurs du premier tour de Grégory Doucet pourraient finalement se reporter sur vous, que vos réserves de voix se trouvent chez lui ? Parce que, sur le papier, vous n’en avez pas vraiment, vous, de réserves de voix.
Je pense qu’il y a beaucoup de réserves de voix, déjà, chez les abstentionnistes. Nous avons parcouru la ville ces deux derniers jours et beaucoup nous ont dit : les sondages nous ont trompés, nous pensions que vous étiez élu, donc nous ne nous sommes pas déplacés ; nous irons voter au deuxième tour. Et puis il y a cet accord qui vient troubler des électeurs paisibles qui votaient pour Grégory Doucet en pensant qu’il n’était pas dans une alliance avec M. Mélenchon. On sait que M. Mélenchon est venu à Lyon avec un programme antisémite, draconien, et, quand on regarde les programmes, il y a des différences considérables sur la sécurité. On voit aussi que sur ce qui nous a été critiqué, c’est-à-dire une forme de gratuité pour donner à tous les enfants la possibilité de déjeuner, c’est La France insoumise qui le proposait, et Grégory Doucet y était opposé. Je peux énumérer les contrastes entre les deux programmes, qui malheureusement pour eux s’allient maintenant.
Sur le plan des programmes, il n’y a pas eu de fusion des programmes puisqu’ils ont opéré ce qu’ils appellent dans le jargon une fusion technique. En gros, ce sont simplement des places qui ont été intégrées, des candidats insoumis intégrés. Sur le programme, il n’y a pas eu d’accord.
Vous êtes beaucoup plus averti que moi des choses politiques pour poser la question : pourquoi, à la métropole, les choses ne se seraient-elles pas faites si c’était uniquement un accord technique ? Non, c’est un accord politique qui a été négocié. D’ailleurs, j’ai demandé à Grégory Doucet de nous donner l’engagement qu’il n’y avait pas d’accord politique derrière ; j’attends toujours.
Lui a expliqué : pas d’adjoints, pas de minorité de blocage, et globalement que les Insoumis n’auront aucun poids dans sa majorité.
L’histoire est souvent têtue. On sait ce qui se passe dans les mairies avec La France insoumise, et je ne crois pas un instant à cette histoire d’accord technique. Il y a le remplacement d’un certain nombre de personnes de la liste de Grégory Doucet par des gens de La France insoumise. On a vu la proximité de M. Doucet et de la candidate LFI. Vous pouvez donc être certain qu’il y aura beaucoup de frottements sur l’application de programmes contradictoires. C’est pour cela que nous sommes optimistes pour ce deuxième tour à partir d’aujourd’hui.
Alexandre Humbert Dupalais a tendu la main pour une union des droites. Elle est aussi souhaitée par le sénateur Étienne Blanc. Qu’avez-vous à répondre à ces deux personnalités, l’une qui a été actrice de la campagne, l’autre qui est un acteur de la vie politique lyonnaise ?
J’ai déjà répondu auparavant et nous avons toujours exactement la même position. Les citoyennes et citoyens lyonnais voteront en leur âme et conscience. Ils savent où est le bon sens, ils savent où est leur intérêt. Je pense que chacun, sans consigne de vote de la part des partis, nous sommes la société civile avec un certain nombre de partis, viendra nous rejoindre ou ne pas nous rejoindre en fonction de ses propres motivations, et non des consignes des uns et des autres.
Vous avez justifié…
C’est la même chose pour La France insoumise, d’ailleurs.
Vous avez justifié votre absence, ou en tout cas votre refus de débattre avec Grégory Doucet sur France 3 ce mercredi soir, par l’alliance qu’il a scellée avec La France insoumise. C’est votre choix, c’est votre droit. En revanche, on peut se poser une question.
C’est surtout mon âme et ma conscience.
On peut se poser une question : au premier tour, vous avez débattu sur le plateau de BFM TV, place de la Bourse, avec Alexandre Humbert Dupalais et avec Anaïs Belouassa-Cherifi. Pourquoi pouvoir débattre à ce moment-là avec les extrêmes, puisque ces deux listes sont labellisées extrême gauche et extrême droite par le ministère de l’Intérieur, et pourquoi refuser de débattre avec Grégory Doucet cette fois-ci ?
Vous le savez comme moi, à partir du moment où les listes sont indépendantes et qu’elles sont, au premier tour, directement présentées avec leur propre programme, il est tout à fait normal de l’avoir accepté. Ce n’était d’ailleurs pas très équitable, puisque vous avez vu que les trois candidats étaient tous contre moi, parce que les sondages m’étaient peut-être plus favorables. Au deuxième tour, c’est totalement différent. Là, on a des gens qui auraient pu se maintenir, et LFI ne se maintient pas et fusionne avec Grégory Doucet. C’est encore une fois l’accord de la honte, qui a été condamné partout en France. Même M. Glucksmann condamne ce genre d’accord, qui est contraire à la morale et à la conscience.
Si je comprends bien, si Anaïs Belouassa-Cherifi ne s’était pas désistée, vous auriez débattu volontiers avec Grégory Doucet et Anaïs Belouassa-Cherifi ?
Volontiers, pas tout à fait, mais j’aurais accepté la règle du jeu, comme je l’ai toujours fait. La différence entre les hommes politiques que vous rencontrez et moi-même, c’est que je viens de la société civile : je dis ce que je fais, je fais ce que je dis. À partir du moment où j’ai dit qu’il n’y avait pas de discussion avec les extrêmes, il faut le dire très clairement, France 3 a proposé à M. Doucet de faire une présentation puisqu’il s’agissait de présenter les programmes en parallèle, avec deux places côte à côte, mais sans débat, des programmes. Nous, nous l’avons accepté. M. Doucet, après avoir signé son accord avec LFI, uniquement pour laisser penser que je ne voulais pas débattre avec lui, alors que je le ferai volontiers une fois les élections passées, n’a pas accepté. C’est lui qui n’a pas accepté, parce que j’ai clairement indiqué la règle du jeu avant que M. Doucet annonce son accord, sans d’ailleurs en donner les détails. Et c’est après que nous ayons annoncé et que nous nous soyons mis d’accord avec France 3 que M. Doucet a renoncé à venir. Donc ce n’est pas moi, c’est lui, après que les règles du jeu eurent été clairement définies.
Cette semaine, la rédaction de Lyon Capitale est allée à la rencontre des Lyonnais pour leur poser un certain nombre de questions. Nous leur avons notamment parlé de ces histoires de débats et de votre refus de débattre. Beaucoup de Lyonnais n’ont pas compris. Un certain nombre de vos soutiens ou sympathisants avec qui nous avons pu discuter n’ont pas compris non plus que vous n’ayez pas débattu une deuxième fois au premier tour, que vous ne débattiez pas maintenant, et globalement vous accusent, désolé pour le côté un peu abrupt de ce que je vais dire, de vous cacher. Est-ce qu’il y a de cela ?
Écoutez, vous m’avez invité, pas souvent d’ailleurs, mais quand vous m’invitez, soit pour fêter l’anniversaire de votre radio, soit…
Là, je parle de débats, je ne parle pas d’une invitation.
Je vous réponds clairement puisque vous laissez sous-entendre que je ne voulais pas débattre. Absolument pas. Je suis prêt à débattre dans des conditions de moralité exemplaires. Je crois que les médias doivent avoir la même conscience que la mienne, qui est de dire que La France insoumise ne doit pas se trouver en communion avec M. Doucet. Ce n’était pas le cas dans la première présentation, c’est le cas aujourd’hui. Vous verrez que les résultats de ce deuxième tour me donneront raison.
Je voulais revenir sur une déclaration que vous avez faite dimanche soir, notamment à la préfecture, lorsque vous êtes venu parler à la presse. Vous avez dit que vous alliez cette semaine faire de la pédagogie, qu’il y avait des choses de votre programme qui n’avaient pas été comprises par les Lyonnais. Qu’est-ce que les Lyonnais n’ont pas intégré dans votre programme ? Quel malentendu peut-il y avoir ?
Le malentendu est clair. M. Doucet a déformé tout ce qui a été dit. Je prends l’exemple du tunnel, qui concerne surtout la métropole. C’est l’exemple le plus évident d’une proposition à moyen terme écologique, parce qu’elle évite beaucoup de pollution, et il l’a transformée en présentant cela comme une proposition du roi du béton, en donnant des explications foireuses qui ont pu, à un moment donné, troubler les Lyonnais. Donc il faut, sur un certain nombre de sujets, rétablir la vérité. Quand il dit que le programme n’est pas finançable, c’est exactement le montant de la hausse du budget de fin d’année de M. Doucet l’an dernier, c’est-à-dire de l’ordre de cent et quelques millions d’euros. Il faut arrêter de dire des choses qui ne correspondent pas à la réalité. En ce qui concerne la gestion, je pense être plus compétent que M. Doucet pour apporter un certain nombre de réponses. Il me semble aussi que lorsqu’il s’attaque à des choses comme l’âge, tel qu’il l’a fait, à ma capacité à rester pendant sept ans à la mairie en laissant penser que j’avais un accord caché, l’accord caché était plutôt du côté de M. Doucet que du mien. Voilà ce que j’ai voulu dire. J’ai voulu dire qu’il faut probablement, parce que lorsque nous avons eu le seul débat, c’est l’affaire Quentin qui a été mise en avant pendant les trois quarts du débat, pouvoir débattre sur le programme. C’est ce qui n’a pas été le cas jusqu’à maintenant.
Vous évoquiez l’affaire Quentin. Lundi, lors d’un déplacement, vous avez dit : “On a peut-être fait une erreur.” Il y a aussi un certain nombre d’électeurs centristes qui n’ont pas compris votre volonté d’afficher le portrait de Quentin sur le perron de l’hôtel de ville. Finalement, cela a-t-il été une erreur ou non ? Est-ce que vous regrettez aujourd’hui cette proposition, à la lumière aussi de ce que l’on a découvert par la suite, de ce que Mediapart a révélé ?
Le jour où nous avons fait cette déclaration, c’est la mort d’un jeune homme de 23 ans. Je ne sais pas quel âge ont vos enfants, mais ce que l’on retient, c’est qu’il y a la Jeune Garde, aujourd’hui dissoute, qui tue un jeune de 23 ans.
Ils sont présumés innocents.
Oui, c’est l’État de droit. Et puis nous apprenons quelques jours après un certain nombre de choses. Si j’avais eu les informations qui sortent aujourd’hui, qui restent bien sûr à confirmer dans le cadre d’une instruction, je n’aurais pas réagi de cette manière. C’est ce que j’ai expliqué. Mais à l’instant où j’apprends le drame de Quentin, évidemment, je ne peux réagir qu’avec mon cœur, avec aussi cette réaction par rapport à la sauvagerie de la Jeune Garde. Je dois vous dire, d’ailleurs, et vous êtes probablement le premier à avoir cette information, qu’un certain nombre de nos militants ont été agressés dans le 4e ce matin par des gens de la Jeune Garde.
Cette parenthèse étant refermée, je voulais revenir sur un point du tunnel. Il y a un chiffre contradictoire entre vous et Véronique Sarselli, la candidate Grand Cœur Lyonnais.
Je ne crois pas.
Elle parle d’enlever 40 millions de voitures par an qui circulent derrière vous, sur l’axe M6-M7. Vous, vous dites que vous en enlevez 10 millions. Quel chiffre est le bon ? Vous en enlevez 10 ou 40 ?
Je pense que vous jouez sur des chiffres qui ne concernent pas les mêmes choses. Nous avons un tunnel qui va contourner Lyon pour des raisons écologiques. Je suis d’ailleurs furieux que ni M. Doucet ni M. Bernard n’aient pris la peine de se soucier de la santé des Lyonnais pendant les six années où ils ont été ici. Ils avaient d’ailleurs promis d’aménager six parcs. Si vous pouvez me donner le nom des six parcs qu’ils ont aménagés… M. Alain Giordano, qui a été maire du 9e arrondissement, pourrait vous confirmer qu’il n’y a rien eu. Donc ce projet est fait pour des raisons de santé et d’écologie. Le tunnel actuel va rester et permettra aux Lyonnais qui veulent entrer dans Lyon de le faire. Il y a donc une approche dans le temps, qu’on ne peut pas connaître exactement puisqu’il faudra probablement… Vous savez combien de temps TEO a mis pour être réalisé ?
TEO, c’était beaucoup plus rapide.
Voilà. Il faut donc faire une estimation du nombre de voitures. Aujourd’hui, il y a 110 000 voitures qui passent par ce tunnel, mais un certain nombre entre dans Lyon. Il y a contestation sur le nombre qui entre, mais on estime, et ce sont les services qui l’ont calculé, que globalement nous aurons un certain nombre de voitures qui entreront dans Lyon par le tunnel. C’est là que l’on parle de 40 millions au total, et puis d’autres qui iront directement sur l’autoroute du Sud en contournant.
En portant ce projet de tunnel, n’êtes-vous pas devenu, d’une certaine manière, pour reprendre une expression que l’on utilise souvent, le candidat de la bagnole, dans une ville qui a peut-être montré aussi par son vote, si on le compare avec tout le reste de la métropole, avec toutes les villes périphériques où les candidats Grand Cœur Lyonnais ont réalisé d’excellents scores, que la voiture peut être un repoussoir en termes de vote à Lyon, là où c’est un bon déterminant de vote dans les périphéries ? Est-ce que ce n’était pas une erreur ?
Vous expliquez mal les choses. Les gens que nous voulons déporter sur l’autoroute du Sud sont les gens qui ne viennent pas dans Lyon et qui, pour aller de Paris à Saint-Tropez, à Marseille ou dans le Midi, ont besoin de leur voiture. C’est une utopie complète de penser que la voiture va disparaître. Ce sont des lubies qui n’existent pas. Par contre, nous sommes évidemment favorables à tout ce qui concerne le vélo. Ce n’est pas parce qu’on est favorable au vélo que l’on doit faire des pistes cyclables qui posent des problèmes. Si vous prenez la rue Grenette, la rue de la République, la montée du Chemin-Neuf, si vous allez du côté du 8e arrondissement avec Rockefeller pour aller aux hôpitaux, on vous dit aujourd’hui que les ambulances mettent sept à huit minutes de plus pour atteindre les hôpitaux. Ce n’est pas une question de voiture. Demain, les mêmes personnes qui sont malades iront dans les hôpitaux. Non, je crois qu’il faut d’un côté avoir une politique adaptée pour les vélos et les trottinettes. Notre politique est très claire : là où il y a des piétons, il ne doit pas y avoir de trottinettes ni de vélos. D’ailleurs, nous interdirons demain, si nous sommes à la mairie, qu’il y ait des vélos et des trottinettes rue de la République. Nous remettrons bien sûr les bus. Nous ferons en sorte aussi qu’il y ait une priorité donnée aux rues piétonnes de manière à faire en sorte qu’il n’y ait pas d’accidents comme aujourd’hui. J’ai ici les chiffres de l’évolution, en termes de sécurité et d’accidentologie, sur la région lyonnaise : c’est en hausse de manière absolument considérable. Voilà. Nous essayons donc d’avoir des idées saines. Cela ne veut pas dire que nous sommes “pour la bagnole”. Non. Nous essayons de réagir dans le siècle qui est le nôtre, comme le font d’autres villes.
