David Kimelfeld, avec Thomas Rudigoz (au centre) et Jean-Louis Touraine (à droite), au grand débat sur les européennes organisé par Lyon Capitale et Sciences Po Lyon, le 22 mai 2019 © Antoine Merlet
Un temps courtisé par la gauche, le président de la métropole a profité de la campagne des européennes désertée par Gérard Collomb pour tenter de verrouiller son investiture par LREM.
Laurent Wauquiez © Tim Douet – 2016
Les résultats des européennes dans la métropole de Lyon illustrent bien le basculement des électeurs de droite vers La République en Marche. Un exode qui plonge Les Républicains dans une crise sans précédent et fait planer une grande inquiétude pour les municipales de 2020.
Véronique Trillet-Lenoir, entourée de David Kimelfeld et François-Xavier Pénicaud.
Une vingtaine d'élus du Rhône de la République en Marche se sont réunis ce matin pour présenter un manifeste pour les Européennes de dimanche. Au total, 122 élus du département ont signé cet appel à soutenir la liste Renaissance.
Gérard Collomb, David Kimelfeld et Emmanuel Macron © Tim Douet
De la défiance, ils sont passés aux coups bas. Dans les rangs de la majorité, l’ambiance devient délétère, avec formation de clans. Au jeu des soutiens, le président de la métropole rivalise aujourd’hui avec son ancien mentor. Si, officiellement, David Kimelfeld dit vouloir prolonger un attelage qui ne satisfait pourtant ni l’un ni l’autre, il poursuit un autre objectif : empêcher Gérard Collomb de se présenter en 2020. Pour la République en Marche, Lyon est devenu un casse-tête. À démêler rapidement, en ménageant la susceptibilité de l’ancien ministre tout en confortant le renouvellement incarné par le maire du 4e. Délicat.
Pour son œuvre de rapporteur de la loi sur le secret des affaires, l’ex-avocat d’affaires Raphaël Gauvain s’est vu décerner une “casserole” par l’association Anticor.
Laurent Wauquiez © Tim Douet – 2016
Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux et Laurent Wauquiez, président des Républicains se sont tour à tour accusés de mépriser les Français.
Arrivée de Gérard Collomb à la gare de Perrache, le 3 octobre 2018 © Tim Douet
Le retour de Gérard Collomb ne ressemble pas à la marche de l’empereur qu’il avait imaginée en quittant précipitamment la place Beauvau aux premiers jours d’octobre. Les élus et la société civile ne lui ont pas déroulé le tapis rouge. Ce retour qui s’opère en couple brouille aussi les perspectives politiques des Collomb, notamment auprès de La République en Marche.
Gérard Collomb
500 élus locaux et militants En marche du Rhône se sont réunis le samedi 29 septembre pour “la rentrée des territoires” du mouvement au Double mixte à Villeurbanne, avec Gérard Collomb et Marlène Schiappa comme invités d’honneur. Une occasion pour le ministre de l’Intérieur de préparer le terrain pour les élections à venir, et de tacler le président de la région. 
Caroline et Gérard Collomb, dans les salons de la préfecture, en mars 2014 © Tim Douet
Gérard Collomb sera au Double Mixte de Villeurbanne le 29 septembre, pour une rencontre avec les militants LREM du Rhône en compagnie de Marlène Schiappa.
Le député du Rhône Bruno Bonnell, à l'Assemblée nationale, le 27 juin 2017 © Tim Douet
Bruno Bonnell s’est porté candidat, jeudi soir, à la présidence du groupe LREM à l’Assemblée nationale. Mercredi, il avait pourtant confié à Lyon Capitale qu’il ne ferait pas un candidat idéal à cette importante fonction : “Soyons sérieux, je suis un électron libre.”

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