Renaud George : "Il faut créer des commerces durables"

Alors que le maire de Saint-Germain-au-Mont-d’Or, Guy David (PS), n’a pas encore fait part de ses intentions concernant les municipales de 2014, l’ancien président de l’Association des Parents d’élèves Indépendants, Renaud George, a annoncé sa candidature. A 43 ans, il monte une liste pour la première fois et partira à la rencontre des Saint-Germinois lors de réunions d’appartement en janvier.

Lyon Capitale : Pourquoi avez-vous choisi de vous investir à Saint-Germain-au-Mont-d’Or ?

Renaud George : J’habite à Saint-Germain depuis que j’ai 30 ans. Mais j’ai commencé à m’investir dans le village lorsque j’ai mis mes quatre enfants à l’école. Pas toujours d’accord avec les choses en place, j’ai d’abord décidé de m’investir dans une association de parents d’élèves. Puis j’ai créé l’Association des Parents d’élèves Indépendants (API) dont je suis devenu président. Lors des dernières élections municipales en 2008, le milieu de l’enfance et de la jeunesse m’avait déjà sollicité pour que je monte une liste. J’ai finalement accepté six ans plus tard. J’ai démissionné de la présidence de l’API en juin pour préparer ma candidature, l’API étant indépendante.

Où en est la composition de votre liste aujourd’hui ?

Au départ, il y a neuf mois, nous étions un groupe de 20 personnes. Puis nous avons organisé des groupes de travail et notre équipe s’est élargie. Nous sommes maintenant 55. La décision définitive de monter une liste a été prise en novembre, car nous voulions être sûrs d’avoir quelque chose à proposer avant d’officialiser ma candidature. La liste n’est donc pas encore constituée.

Vous avez décidé de ne pas avoir d’étiquette….

Secouez-moi, retournez-moi… non, il n’y a pas de carte qui tombe. Je ne suis attaché à aucun parti. Et dans mon équipe, même si certains sont issus d’une liste UMP de 2008 et que d’autres sont de gauche, une majorité se moque d’être à droite ou à gauche. Nos débats sont plus animés et plus riches ainsi. Que viendrait faire la politique nationale dans un village de 3 000 habitants ? Qu’on fiche la paix à Saint-Germain ! Nous n’aurons pas d’étiquette.

Pourquoi avoir choisi d’organiser des réunions d’appartement plutôt que des réunions publiques ?

Je préfère ce format de réunion parce qu’il permet le dialogue et l’échange. Ce qui n’est pas le cas des grandes réunions publiques : on y pose peu de questions et la moitié de l’assistance issue de l’opposition n’est là que pour huer les intervenants. A partir de fin janvier, une fois le programme provisoire terminé, nous rencontrerons les Saint-Germinois chez eux, sur invitation. Nous discuterons des propositions qui leur plaisent et de celles qui ne leur plaisent pas. Puis nous ferons une grande réunion en mars.

Quels vont être les domaines phare du programme ?

Il y en aura deux : le développement économique et le développement social. Tout d’abord parce que l’urbanisation progresse sans interruption depuis plusieurs années à Saint-Germain. Du coup, la population augmente mais les infrastructures ne changent pas. Il faut donc faire une pause et réfléchir à l’adaptation des infrastructures pour que le village grandisse bien. Aussi, le turn over des commerces est un véritable problème. Il nous faut créer des commerces durables qui soient actifs toute la semaine et attractifs pour nos voisins. Sur le plan social, je respecte ce que fait la majorité de gauche actuelle, nous ne sommes pas ennemis. Mais je souhaite aller plus loin. Je suis convaincu que la commune peut avoir un vrai rôle de proximité sociale en faisant la coordination entre les différents acteurs. Je pense au retour à l’emploi par exemple : nous pourrions accueillir des associations comme EGEE (1). Et puisque la population est vieillissante (2), valorisons les retraités. Ils ont du temps à donner et des choses à partager. Encourageons-les au bénévolat.

La liste Trajectoire Couzon 2020 prépare justement un projet basé sur l’échange de services entre jeunes et retraités. Etes-vous entré en contact avec eux ?

Non, mais il est évident que ce genre de projets sera forcément intercommunal. Saint-Germain n’est qu’un petit village qui n’a pas de grosses réserves. Il nous faut co-investir et mutualiser avec les autres. J’ai déjà entamé des discussions avec Curis-au-Mont-d’Or, Poleymieux-au-Mont-d’Or, Neuville-sur-Saône et Genay, entre autres.

(1) Association nationale de seniors bénévoles qui permet la transmissions des compétences et expériences professionnelles entre les seniors et les jeunes générations.

(2) Renaud George est l’auteur du livre "La croissance grise : Des seniors dans la ville", paru en mars 2013 aux Editions de L’aube.

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Pour contacter la rédaction : municipales@lyoncapitale.fr

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