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Jeunes créateurs : pourquoi ils se forment à Lyon

Design, jeu vidéo, lumière, musique ou entrepreneuriat culturel : Lyon forme chaque année des profils aux trajectoires multiples. À travers ces portraits d’étudiants et de jeunes professionnels, Lyon Capitale donne la parole à celles et ceux qui font vivre les industries créatives de la métropole, entre passion, exigences et perspectives d’avenir.

Derrière les chiffres et les stratégies publiques, les industries créatives lyonnaises vivent avant tout à travers des parcours singuliers. Étudiants, jeunes diplômés ou entrepreneurs racontent ici leur formation, leurs choix, leurs doutes et leurs ambitions. Autant de trajectoires qui dessinent, à hauteur humaine, le visage d’un territoire créatif en devenir.


Éléonore Gaultier de Carville, 2e année de bachelor Design d’Espace & Micro-Architecture de MADE iN

‘ Son parcours

Originaire de Normandie, j’ai suivi un lycée avec les spécialités humanités, littérature et philosophie, SVT et mathématiques. Avec l’envie de bouger, je suis venue à Lyon pour une licence de lettres modernes, que j’ai arrêtée au bout de deux mois pour effectuer un service civique. Mes journées manquaient de sens, alors j’ai travaillé sept mois dans un projet de restauration solidaire du Vieux-Lyon. En recherchant des formations sur Internet, j’ai découvert MADE iN, dont l’esprit et l’accompagnement m’ont immédiatement parlé.”

‘ Son coup de cœur

“J’ai été séduite par les petites classes, le suivi personnalisé et l’équilibre entre théorie et travaux pratiques. Travailler avec les Compagnons du Devoir et Les Grands Ateliers permet de comprendre concrètement la faisabilité d’un meuble et la réalité du métier. Il y a aussi un cours d’histoire de l’art qui complète la formation, et nous passons le TOEIC d’anglais en 3e année.”

‘ Ses perspectives

Je souhaite poursuivre mes études, possiblement en master management et design, afin de créer un jour ma propre entreprise dans l’architecture d’intérieur. Même sans parcours artistique, chacun peut trouver sa place grâce à l’accompagnement constant.


Arthur Greiveldinger, Étudiant en 5e année en filière multimédia à l’école Émile-Cohl

‘ Son parcours

Depuis tout petit, je sais que je veux être illustrateur et pouvoir faire de l’art mon métier. Enfant, j’avais soif de créer, je copiais allègrement mes artistes préférés, j’imaginais des affiches, je faisais des logos de groupes avec ce que j’avais sous la main.

‘ La formation choisie

Pendant les trois années de dessinateur praticien à Cohl, on apprend l’importance de comprendre ce que l’on dessine et enfin comment on se l’approprie au service d’une narration. J’ai choisi de me spécialiser en édition multimédia pour développer des univers à travers des workshops et des projets plus ambitieux, et apprendre les logiciels indispensables.

‘ Ses coups de cœur

Mon grand frère avait déjà fait l’école, donc je savais à quoi m’attendre. Je suis convaincu qu’une maîtrise réellement solide du dessin est essentielle… le champ est libre, et c’est là qu’on peut vraiment s’amuser. Pas mal d’artistes qui m’ont énormément inspiré sont passés par la case Cohl, comme Jean-Luc Navette ou Woodkid.

‘ Ses perspectives

Je reste toujours sur mes rêves d’enfant. Le métier d’illustrateur est difficile : on travaille uniquement en tant que freelance… plus de liberté, mais plus d’incertitude. Ma formation me permet de toucher à tout… du graphisme au livre illustré, en passant par l’affiche, la fresque murale, le motion design ou encore le dessin de presse. Il s’agit d’ouvrir grand l’éventail, de garder les yeux ouverts et les mains pleines d’encre.


Julie Dulugat, Licence professionnelle de Conception et Management en Éclairage, IAE Lyon School of Management

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