Suite à la mort de Quentin Deranque à Lyon, le ministre de l'Enseignement supérieur a affirmé que les conférences politiques dans les universités seraient désormais interdites si elles présentent "des risques de trouble à l'ordre publique".
Samedi 22 février, le militant nationaliste Quentin Deranque succombait à ses blessures après avoir été passé à tabac à Lyon, en marge d'une conférence donnée à Sciences Po Lyon par la députée LFI Riam Hassam. Des militantes du groupe d'extrême droite Nemesis étaient venues manifester avec une banderole "Islamo-gauchistes hors de nos facs".
Deux jours après les faits, le ministre de l'Enseignement supérieur Philippe Baptiste a annoncé que les conférences politiques dans les universités seraient désormais interdites si elles présentaient "des risques de troubles à l'ordre publique" : "Avec les risques qu’on a aujourd’hui qui sont maintenant tristement très très clairs, évidemment non, il n’y aura pas d’autres meetings", a indiqué le ministre sur le plateau de BFM TV mardi 16 février.
Reste désormais à voir si cette interdiction sera respectée, puisque comme l'a rappelé Philippe Baptiste à l'antenne, la décision d'organiser des meetings ne revient pas à l'Etat, mais bien aux présidents d'université.
Rima Hassan à Sciences Po Lyon: "Il n'y aura pas d'autres meetings de ce type-là dans les établissements", affirme le ministre de l'Enseignement supérieur pic.twitter.com/q88jKlb8Ra
— BFM (@BFMTV) February 17, 2026
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