Anaïs Belouassa-Cherifi lors de son premier meeting de campagne à Lyon le § novembre. (@NC)

Alerte à la bombe au siège national de LFI, Anaïs Belouassa-Cherifi dénonce un "déferlement de violence"

Alors que le siège national de la France Insoumise a été évacué ce mercredi matin après une alerte à la bombe, la candidate aux municipales de Lyon, Anaïs Belouassa-Cherifi s'alerte : "un seuil a été franchi".

Ce mercredi 18 février, le siège national de la France Insoumise (LFI) a été évacué par les forces de l’ordre après une alerte à la bombe, a annoncé Manuel Bompard, coordinateur du parti et député de Marseille. Précisant dans le même temps que "l’ensemble des salariés et des militants" étaient "en sécurité".

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"Je suis la cible de menaces de mort et de viol constantes"

La députée du Rhône et candidate insoumise à la mairie de Lyon, Anaïs Belouassa-Cherifi, a très vite réagi dans un post sur X, estimant qu’un "seuil a été franchi". "Depuis vendredi, avec de nombreux camarades, je suis la cible de menaces de mort et de viol constantes, d'insultes racistes et sexistes", ajoute-t-elle. La candidate pointe notamment du doigt "des partisans d’extrême droite jusqu’au Premier ministre, en passant par Hollande et Darmanin" qui "nourrissent ce climat dangereux et portent une lourde responsabilité sur le déferlement de violence dont nous sommes l'objet".

Cette menace intervient en effet dans un contexte particulièrement tendu pour le parti de Jean-Luc Mélenchon, la classe politique lui reprochant ses liens avec le groupuscule antifasciste de la Jeune Garde, dont des membres sont impliqués dans l’agression et la mort de Quentin Deranque, militant identitaire agressé le 12 février à Lyon en marge d’une conférence de Rima Hassan à Sciences Po. Anaïs Belouassa-Cherifi avait notamment porté un tee-shirt en soutien à la Jeune Garde en novembre dernier après sa dissolution. 11 suspects ont pour l’heure été interpellés.

Hier, le Premier ministre Sébastien Lecornu a de nouveau interpellé la France Insoumise : "Ce soir, un assistant parlementaire d'un député LFI a été interpellé. Sans présager de la suite de l'enquête et attenter à la présomption d’innocence, je redis que oui, le ménage doit être fait dans vos rangs. Et vite", a-t-il écrit sur X. Manuel Bompard a tenu à clarifier la position de son parti chez nos confrères de France Info ce mercredi, assurant qu’il n’est "absolument pas question" d'écarter temporairement le député Raphaël Arnault (son assistant parlementaire, Jacques-Élie Favrot, faisant partie des individus interpellés hier).

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