Les bureaux de la Commission européenne, à Bruxelles © Emmanuel Dunand / AFP
Autour des institutions européennes, qui fixent la plupart des règles du jeu pour les entreprises des pays membres, la pression des lobbys est colossale. Ils ont un rôle bien défini dans le processus de décision. La transparence accrue n’empêche pas une forte porosité entre les élus et les entreprises.
Patrick Mignola qui avait bâti en 2015 un accord entre le Modem et Laurent Wauquiez a démissionné jeudi de son mandat de conseiller régional. Une démission qu'il justifie par leurs désaccords nationaux, mais qui n'est pour l'instant pas contagieuse. Les centristes font toujours partie de la majorité de Laurent Wauquiez.
Pour défendre ses intérêts économiques, l’industrie du tabac agit à de nombreux échelons : experts, députés ou encore Interpol. Le tout sur fond de conflits d’intérêts. Quant à la filière viticole, elle possède l’un des plus gros lobbys en France et exerce son influence au plus haut niveau de l’État afin d’assouplir la loi Évin.
Le député du Rhône Bruno Bonnell, à l'Assemblée nationale, le 27 juin 2017 © Tim Douet
Plus encadrés, les groupes de pression se sont réorganisés. Les cadeaux ou avantages en nature ont été remplacés par des méthodes plus pernicieuses, dont l’objectif est de créer une proximité, pariant sur le long terme.
Députés du Rhône à l'Assemblée nationale en 2017 © Tim Douet
Nicolas Hulot les a ciblés en démissionnant. Les lobbys tentent, à coups de millions d’euros, d’influer sur les lois. Ils ont su s’adapter aux avancées de la transparence dans les zones grises où ils s’épanouissaient. Les cadeaux ou avantages en nature ont cédé la place aux “éléments de langage”. L’efficacité n’en a que peu pâti. Surtout que les députés s’accommodent bien de leur présence. Les ennemis des lobbys dénoncent une “captation du débat démocratique”. Lyon Capitale s’est penché sur le rapport de nos députés à ces groupes de pression aux moyens colossaux.
François-Xavier Pénicaud est l'invité de l'Autre Direct
Gérard Collomb est peut-être allé un peu vite en besogne ce vendredi en annonçant qu'il ferait campagne avec le Modem en 2020. Si ce scénario est privilégié, l'accord est encore à construire rappelle François-Xavier Pénicaud, le président départemental du parti centriste.
Les élus LR Stéphane Guilland et Philippe Cochet en juin 2018 © Tim Douet
Étienne Blanc le futur candidat de la droite démarre sa campagne à marée basse selon notre sondage Ifop-Fiducial : il n'est crédité que de 18% d'intentions de vote. Pour les élus de son parti, il ne peut que progresser. La droite se console en constatant que 57% souhaitent que Gérard Collomb passe la main.
David Kimelfeld au conseil municipal, en septembre 2018 © Tim Douet
“Encourageant”. C'est ainsi que David Kimelfeld a accueilli le sondage Ifop-Fiducial pour Lyon Capitale et Sud Radio. Sa candidature testée pour la première fois ne recueille que quatre points que celle de Gérard Collomb.
Gérard Collomb à un meeting En Marche, en 2017 © Tim Douet
Alors que de nombreux politiques ont commenté un sondage d'intention publié par Lyon Capitale, Gérard Collomb s'est refusé à l'exercice ce vendredi.
Malgré le retour de Gérard Collomb, David Kimelfeld est bien décidé à ne pas s’effacer de la scène politique. Accusé de manque d’autorité par Roland Bernard, proche de l’ancien et futur maire, il a demandé sa démission. Mais l’élu du 2e ne compte pas se plier à la demande du président de la métropole.

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