Les associations La Ville à Vélo et Les Droits du Piéton estiment que rouvrir la rue Grenette aux voitures et modifier les horaires de la ZTL vont nuire à l’attractivité de la Presqu’île et dégrader les déplacements des modes doux.
La gauche n’est pas la seule à s’inquiéter après l’annonce de Véronique Sarselli, présidente de la Métropole de Lyon, de rouvrir la rue Grenette "vraisemblablement en septembre" et de modifier les horaires de la zone à trafic limité (ZTL) en Presqu’île.
Dans un communiqué diffusé jeudi 2 juillet, les associations la Ville à Vélo et Les Droits du Piéton estiment en effet qu’il s’agit d’un projet "à contre-courant des choix des autres grandes métropoles européennes" et regrettent "l’augmentation du bruit et de la pollution de l’air qui vont découler de cette décision, annoncée lors d’un été caniculaire rarement vu à Lyon."
Les automobilistes, "seuls gagnants immédiats"
Elles assurent que les "seuls gagnants immédiats" sont les automobilistes. Et d’ajouter : "Mais le gain ne sera, malheureusement, que de court terme, puisqu’ils vont rapidement retrouver les bouchons, et devront faire face au coût volatile des carburants." Cette mesure, "qui nuit à l’attractivité" de la Presqu’île, provoquerait également une "dégradation" des déplacements piétons, vélos et en transports en commun. "La disparition de la ZTL sur une majeure partie de la journée va renvoyer les piétons sur les trottoirs trop étroits de la Presqu’île, les cyclistes seront de nouveau mélangés sans aucune sécurité sur la majeure partie des itinéraires. Et que dire des usagers des lignes fortes des bus, pour qui les temps de trajet vont augmenter et perdre en fiabilité ?", demandent ainsi les associations.
"Seul un plan de développement structuré des alternatives à la voiture individuelle" serait donc en mesure de "répondre aux enjeux des déplacements métropolitains", concluent enfin les associations.
