Après les écologistes, les groupes communiste et socialistes de la Ville et de la Métropole de Lyon ont à leur tour dénoncé les annonces faites par la nouvelle présidente de la Métropole, Véronique Sarselli, sur la rue Grenette et la ZTL.
Les réactions continuent de se multiplier après les annonces de Véronique Sarselli sur la réouverture de la rue Grenette aux voitures dès la rentrée de septembre et l’assouplissement de la zone à trafic limité (ZTL) en Presqu’île, désormais active pendant les soirées, les week-ends et les jours fériés uniquement. Dans plusieurs communiqués publiés jeudi 2 et vendredi 3 juillet, les élus de gauche ont tapé du poing sur la table.
"Pendant que Lyon cherche de l'ombre, Sarselli lui promet des moteurs"
Pour le groupe Communistes, Républicains et Citoyens de la Ville de Lyon, le choix de faire de la réouverture de la rue Grenette l’une des premières mesures du mandat interroge. Dans leur communiqué, les élus estiment que d’autres urgences auraient dû être traitées en priorité, comme la situation des enfants sans solution d’hébergement.
Le groupe critique également ce qu’il qualifie de volonté de "bâillonner les oppositions" au conseil métropolitain et accuse Véronique Sarselli de "passer en force" face à la Ville de Lyon. "Pour la droite, la priorité c’est le passéisme, avec le retour au tout voiture et l’autoritarisme", conclut le communiqué signé par Augustin Pesche, président du groupe.
Le groupe Socialistes de la Ville de Lyon pointe de son côté la méthode employée par la présidente de la Métropole. "Pendant que Lyon cherche de l'ombre, Sarselli lui promet des moteurs", est-il écrit, en référence aux canicules de plus en plus intenses dans l’agglomération.
Les élus rappellent que la consultation organisée ces dernières semaines avait, selon eux, largement validé le maintien d’une rue Grenette apaisée. Ils considèrent que la décision métropolitaine va à l’encontre de cette expression citoyenne ainsi que du choix politique effectué lors des dernières élections municipales.
À la Métropole, les socialistes évoquent un "grand bond en arrière"
Même tonalité du côté du groupe Socialiste et Place publique à la Métropole de Lyon. Les coprésidents Sandrine Runel et Cédric Van Styvendael accusent Véronique Sarselli de regarder "dans le rétroviseur" en matière de mobilités.
Les élus estiment que les annonces interviennent au mauvais moment, alors que l’agglomération vient de traverser deux épisodes de canicule et que les collectivités doivent, selon eux, concentrer leurs efforts sur l’adaptation au changement climatique.
Les "augmentations d’indemnités", "le verrouillage démocratique" de l’institution, "la gestion de l’affaire Abreu", "la fin de l’encadrement des loyers" et désormais, selon leurs termes, "le grand bond en arrière en matière de mobilités" sont également dans leur viseur.

“Lyon, c’est très bien quand on est un jeune coureur” : entretien avec le prodige Paul Seixas
Les pisse-vinaigre sont de sortie ! Les socialistes et communistes... MDR, ça existe encore ça ? Il y en a encore à Lyon ? La rue Grenette rouvre et c'est une très BONNE chose. Que les esprits chagrins, et tous ceux qui nous pourrissent la vie quotidienne, se barrent de Lyon s'ils ne sont pas contents.