En se basant sur les quelque 3 630 contributions de la consultation "Ça bloque ? On agit !", lancée par la Métropole de Lyon, l’association la Ville à Vélo assure que le vélo et la marche sont les "premières demandes" des participants.
L’association La Ville à Vélo a dévoilé ce jeudi 6 août ses conclusions concernant les contributions recueillies sur la plateforme collaborative Ça bloque ? On agit !, lancée par la Métropole de Lyon du 9 juin au 31 juillet afin de répondre à la "crise des mobilités" sur le territoire. Au total, 3 630 contributions ont été comptabilisées par l’association, ces dernières demandant "majoritairement" plus de "sécurité" et de "meilleures conditions pour se déplacer à pied et à vélo."
L’analyse de La Ville à Vélo, assure-t-elle, montre "qu’environ 2 700 contributions demandent des améliorations pour les mobilités actives, soit le vélo (environ 1 600 contributions, représentant 40 %) et la marche (environ 1 100 contributions, représentant 28,5 %), contre environ 1 000 pour la voiture (25,7 %) et 200 pour les transports en commun (5,8 %)." L’association précise toutefois qu’il s’agit d’une analyse automatique réalisée avec un "Large Language Model" (LLM), une forme d’intelligence artificielle capable de comprendre et de générer des textes en langage humain. "Une contribution peut demander des améliorations pour plusieurs modes. Ce résultat est différent du champ "Qui est concerné" du formulaire, que La Ville à Vélo juge ambigu", complète-t-elle.

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Un cadrage qui "interroge"
La Ville à Vélo se questionne par ailleurs sur le cadrage de la consultation. Le formulaire proposé par la collectivité dirigée par Véronique Sarselli (LR) n’aurait en effet permis de signaler "que des problème ‘apparus à la suite d’un aménagement récent’", quand certains aménagements étaient automatiquement "suggérés comme source de problème" et d’autres "explicitement exclus", comme "les trottoirs manquants ou trop étroits." La Ville à Vélo note également que le champ désignant l’aménagement "jugé responsable du problème" par les contributeurs n’est pas rendu public. "La Ville à Vélo aurait souhaité que le grand public ait accès à un jeu de données complet et transparent, afin que les citoyens et les associations puissent être autonomes dans leur interprétation des résultats", déplore-t-elle.
La consultation n’aurait enfin pas permis "d'exprimer un soutien à un aménagement que l’on estime fonctionner", obligeant certains contributeurs à détourner le formulaire "pour demander de pérenniser et de renforcer les aménagements existants." C’est le cas de la très controversée avenue des Frères Lumière (8e arr.), "la rue la plus signalée sur la plateforme, avec 81 signalements", affirme l'association.
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