En visite ce mercredi 18 mars au siège social de la société Lustucru, le candidat Jean-Michel Aulas a dénoncé la politique du logement "incohérente et dogmatique" de l'exécutif écologiste alors que l'entreprise souhaite transformer une partie de ses bureaux en logements étudiants.
Après l'exercice du porte-à-porte lundi, place au "cas pratique" pour le candidat Aulas. Ce mercredi 18 mars, c'est au siège social de Lustucru, dans le 8e arrondissement de Lyon que Jean-Michel poursuit sa campagne. Une campagne qui s'est d'ailleurs accélérée depuis dimanche pour le candidat Cœur Lyonnais. Très discret les semaines précédant le premier tour, l'ancien président de l'Olympique Lyonnais a semble-t-il changé sa stratégie dans ce sprint final, et alors que le résultat dans les urnes a été globalement décevant pour son camp. Une nouvelle stratégie qui implique une présence renforcée sur le terrain et qui doit l'amener jusqu'au deuxième tour des municipales ce dimanche 22 mars et, l'espère-t-il, jusqu'à l'Hôtel de Ville de Lyon.
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En visitant le siège du leader mondial du gnocchi, Jean-Michel Aulas entendait dénoncer la politique du logement "incohérente et dogmatique" de l'exécutif écologiste en place depuis 2020 à Lyon. "On a voulu, il y a environ un an, transformer une partie de nos locaux, vides depuis plusieurs années, en logement étudiant" débute Guillaume Prudhen, directeur commercial chez Lustucru, en accueillant JMA. "On a essuyé un refus de la mairie qui nous a donné une fin de non-recevoir pour cette transformation" déplore-t-il en faisant visiter l'un des quatre étages concernés.
"Des raisons dogmatiques"
"On ne comprend pas et on est un peu démunis face à ce refus qui a notamment été justifié par le fait qu'il n'y aurait pas de besoin en matière de résidences étudiantes dans ce secteur de Lyon" poursuit Guillaume Prudhen. Une décision "paradoxale", qui selon le candidat Cœur lyonnais, aurait été prise par la municipalité en place pour "des raisons dogmatiques." "On voit bien, ici, avec un cas pratique, qu'à Lyon on est dans un univers politique qui bloque les choses plutôt que de trouver des solutions" estime l'homme d'affaires qui fêtera ses 77 ans ce dimanche.
"La politique du logement qui est développée depuis six ans est complètement incohérente et inadaptée à la réalité" attaque-t-il encore, dénonçant un blocage de ce projet, qui prévoyait la création de 300 logements dans les 4000 m2 de bâtiment inutilisé depuis 4 ans, "sans raison logique" de la part de la mairie du 8e arrondissement. "On a décidé de montrer, sur des informations concrètes, que M. Doucet dit n'importe quoi, en particulier en termes de logements étudiants".
Des informations démenties par l'entourage de Grégory Doucet
Des "informations" démenties par l'entourage de son principal concurrent. Questionnée par Lyon Capitale, la mairie écologiste se défend et explique que "les informations selon lesquelles la mairie du 8e arrondissement aurait refusé un projet de transformation de bureaux en logements étudiants privés sont inexactes." "Contrairement à ce qui est avancé, aucun refus n’a été opposé. L'adjoint à l'urbanisme ainsi que les services de la mairie du 8ᵉ arrondissement ont bien reçu les porteurs du projet (Promogim) et ont, au contraire, ouvert la discussion en les invitant à enrichir leur proposition, notamment en intégrant une offre de logements familiaux, fortement attendue dans le secteur, en particulier à Monplaisir" complète l'entourage de Grégory Doucet, qui précise également que le projet présenté portait sur les logements étudiants privés "à but lucratif". "Or, les besoins du territoire concernent prioritairement le développement d’une offre accessible, notamment en matière de logement social étudiant et familial" détaille-t-on du côté de l'Hôtel de Ville.
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"On raconte des choses pour justifier un dogmatisme et une politique qui est volontairement dans la décroissance" reprend Jean-Michel Aulas depuis le siège de Lustucru. "Et les premiers qui subissent cette politique, ce sont les habitants de Lyon".
En visite ensuite au marché de Montchat, aux côtés de Béatrice de Montille, candidate à la mairie du 3e arrondissement, Jean-Michel Aulas s'est montré offensif vis-à-vis de son concurrent écologiste. Estimant que son programme était "beaucoup plus complet que celui présenté par M. Doucet", le candidat soutenu par la droite et le centre est revenu sur l'annulation du débat qui devrait se tenir ce mercredi face à Grégory Doucet. "Je rêvais de pouvoir débattre avec lui car il dit tellement d'âneries" a notamment taclé Jean-Michel Aulas, expliquant avoir informé "dès lundi" et "via les réseaux sociaux" le maire sortant sur ses conditions pour la tenue du débat. "J'aurais bien aimé pouvoir débattre mais je ne débat pas avec des gens qui s'associent avec LFI" a évoqué JMA qui a officialisé mardi soir sa défection pour ce débat d'entre-deux-tours.
"J'ai plein de choses à donner aux Lyonnaises et aux Lyonnais pour qu'ils vivent mieux" promet Jean-Michel Aulas entre deux poignées de main avec des habitants ou des commerçants du quartier. "Aujourd'hui, les Lyonnais ne vivent pas très bien. Ils sont même malheureux" conclut le candidat Cœur lyonnais. Des Lyonnais, malheureux ou pas, qui dimanche sont attendus dans les urnes pour départager les deux candidats au coude à coude au soir du premier tour des municipales.

Cher Monsieur Aulas,
vous êtes vous-même un dogmatique, un propagateur de l'idée "la croissance du PIB à tous prix", et cette idée mène l'humanité à son extermination pure et simple.
Vous êtes donc un très dangereux extrémiste vous et vos copains. Seulement voilà, personne ne vous voit ainsi car les citoyens sont maintenus dans un "niveau de connaissances économiques raz les paquerettes".
Donc vos valeurs ne représentent pas l'avenir, mais notre fin à tous.
Maintenant, votez ! 😀