Après la violente agression d’une policière municipale dimanche 3 mai à Rillieux-la-Pape, le maire déplore "une escalade de la violence ahurissante."
Dans la soirée de dimanche 3 mai, une policière municipale de Rillieux-la-Pape a été violemment agressée alors qu’elle intervenait à proximité de la Maison Pour Tous, dans le quartier des Alagniers. Après avoir interpellé deux jeunes individus, la femme et ses collègues remontaient l'avenue de l'Europe en voiture lorsqu'ils ont été victimes d’une embuscade de la part d’une quinzaine d’individus masqués et vêtus de noir.
"Dans ce déferlement de haine, une policière se trouvait à bord d'un véhicule de service. Un projectile lancé à toute-puissance a brisé la vitre et l'a grièvement atteinte à la tête", a indiqué le maire de la commune, Alexandre Vincendet, dans un communiqué ce lundi. Le bilan est lourd : fracture du crâne, enfoncement de la boîte crânienne, plaie ouverte sur 8 centimètres. Elle a été opérée en urgence ce lundi matin. Le maire lui exprime son "soutien total", ainsi qu’aux autres policiers présents.
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"Je demande que tout soit mis en œuvre pour garantir la sécurité des forces"
"Nous devons regarder la réalité en face : une minorité violente mène une guerre contre l'autorité, contre l'ordre, contre la République elle-même. Nous ne sommes pas passés loin, à deux reprises, d'un drame absolu", a encore réagi Alexandre Vincendet, qui en appelle désormais à l’État et au ministre de l’Intérieur. "La République ne peut pas tolérer que ses représentants soient ainsi traqués, ciblés, presque exécutés. Je ne veux voir aucun policier de ma ville perdre la vie, je demande alors que tout soit mis en œuvre pour garantir la sécurité des forces de l'ordre à Rillieux-la-Pape", martèle l’édile.
Ce dernier demande notamment une présence "renforcée" des forces de l’État sur le terrain, des moyens "supplémentaires, adaptée à la lutte contre des groupes violents et organisés" ainsi qu’une réponse judiciaire "exemplaire, à la hauteur de la gravité des faits." Et de conclure : "Jamais, je le répète, nous ne céderons pas face à ceux qui bafouent les lois et s'affranchissent de toute humanité."
Un policier déjà pris pour cible il y a quelques jours
C’est la deuxième fois en à peine quinze jours que des policiers sont spécifiquement ciblés à Rillieux-la-Pape. Dans la nuit du 22 au 23 avril, un policier de la Brigade spécialisée de terrain (BST) avait lui aussi été violemment pris à partie alors qu’il rentrait chez lui. Alexandre Vincendet avait alors estimé qu’une "mise à prix sur nos policiers circule."
Il prévenait : "À ceux qui testent la République : vous trouverez toujours face à vous une détermination totale. Nous ne reculerons pas. Nous ne négocierons pas avec la violence. Nous ne laisserons jamais des voyous faire la loi !"
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