Le maire sortant qui fait la course en tête aux élections municipales à Lyon a participé ce mercredi à un tractage dans le 3e arrondissement.
Parler "programme" et miser sur la "proximité". Alors que l'accord scellé entre Grégory Doucet et la liste insoumise conduite par Anaïs Belouassa-Cherifi monopolise l'espace médiatique depuis lundi, l'écologiste arrivé en tête au premier tour des élections municipales était mobilisé pour une opération de tractage ce mercredi dans le 3e arrondissement de Lyon. Il était notamment accompagné de la maire sortante de l'arrondissement, Marion Sessiecq, mais aussi de l'ancien président de la Métropole de Lyon, David Kimelfeld.
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"Comment peut-on se présenter à une élection sans se présenter devant les électeurs et les électrices ?"
"Serein" à quelques jours du second tour, Grégory Doucet a serré des mains, échangé avec des habitants de tous âges, notamment un enfant et sa maman qui s'enthousiasmaient de voir de nouvelles aires de jeux "monumentales" prévues dans le programme du maire sortant, appréciant beaucoup le "Caterpilou" de la Confluence. Quelques passants se sont également montrés piquants à l'égard du candidat Jean-Michel Aulas dont les "mensonges" ont choqué cette dame, convaincue dit-elle qu'il faut voter pour Grégory Doucet, qui représente selon elle "une gauche ouverte, humaniste, qui n'a rien d'extrémiste".
D'ailleurs le candidat de l'union de la gauche l'assure devant la presse, hormis les médias, "aucune des personnes que j'ai rencontrées ne m'ont parlé de ce sujet". "Ce qui intéresse dans une campagne municipale, c'est ce que l'on propose, c'est le programme" considère l'écologiste qui a rappelé ses priorités : "Logement, sécurité et santé." "Le programme n'a pas bougé. Les électeurs voteront pour le même programme au premier et au second tour", assure-t-il, rappelant qu'aucun candidat insoumis ne sera présent dans l'exécutif en cas de victoire. Son opposant Jean-Michel Aulas de son côté s'emploie à marteler qu'il s'agit là d'une "alliance de la honte", tandis que ses soutiens, notamment le maire LR du 2e arrondissement vont jusqu'à affirmer que "Mélenchon va décider des projets pour Lyon".
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"Le programme n'a pas bougé"
Une stratégie de saturation de l'espace médiatique assumée qui trouve sa limite toutefois lorsqu'il s'agit de porter une parole sur les plateaux TV. Jean-Michel Aulas a ainsi annulé sa participation au débat d'entre-deux-tours prévu mercredi soir face à Grégory Doucet pour, dit-il, ne pas "banaliser les extrêmes".
Grégory Doucet dénonce l’annulation du débat d’entre-deux-tours après le refus de @JM_Aulas
— Lyon Capitale (@lyoncap) March 18, 2026
« Un pied de nez à la démocratie » jugé @Gregorydoucet pic.twitter.com/IhycQKr01F
Sa colistière Laure Cédat qui devait participer à un débat Lyon Capitale face à Sandrine Runel a également fini par décliner l'invitation invoquant le même motif dans un souci de cohérence. "Je suis prêt à débattre. Comment peut-on se présenter à une élection sans se présenter devant les électeurs et les électrices. On ne fait pas un débat simplement pour faire plaisir aux journalistes, c'est un moment pour confronter nos idées" s'est indigné Grégory Doucet.
"Il y a un choix à faire entre de nouvelles berges sur la rive droite du Rhône et un méga-tunnel"
David Kimelfeld, qui appelait il y a quelques mois à ouvrir un nouvel espace politique à gauche pour porter une ligne "ni LFI, ni LR" a de son côté dénoncé les "fantasmes" de la liste Cœur lyonnais au sujet d'une "alliance qui n'en est pas une". "Je veux tranquilliser ceux qui auraient quelques sueurs froides au sujet des Insoumis. Ils seront au conseil municipal mais ils n'auront aucun levier", a poursuivi l'ancien président de la Métropole de Lyon qui a également apporté son soutien à Bruno Bernard.
Ce dernier est en ballotage défavorable face à la candidate LR-Grand Cœur lyonnais, Véronique Sarselli, et après n'être pas parvenu à conclure d'accord avec les listes de La France insoumise. "On fait aussi campagne pour les métropolitaines parce qu'il est essentiel qu'on ait tout fait pour que l'alignement entre la ville centre et la Métropole soit total", a ainsi déclaré Grégory Doucet. Et de conclure : "Il y a un choix à faire entre de nouvelles berges sur la rive droite du Rhône et un méga-tunnel."

Doucet et à l'arrière la maire du 3° Cessecq ! "Ils seront au conseil municipal mais ils n'auront aucun levier" Retour aux années 30 avant la collaboration !