Parc industriel de la Plaine de l'Ain
Le par industriel de la Plaine de l’Ain est le le plus grand parc industriel d’Auvergne-Rhône-Alpes.

Le parc industriel de la Plaine de l'Ain refranchit les 8 000 emplois

Le parc industriel de la Plaine de l'Ain renoue avec la croissance en 2025 et repasse la barre des 8 000 salariés, pour la première fois depuis quatre ans.

C'est un signal fort dans une conjoncture attentiste. Le Parc industriel de la Plaine de l'Ain, le plus grand parc industriel d'Auvergne-Rhône-Alpes avec ses 1 000 hectares, comptait exactement 8 001 salariés au 31 décembre 2025, franchissant à nouveau un seuil symbolique qui n'avait été atteint qu'une seule fois auparavant, en 2021.

En valeur absolue, 176 postes supplémentaires ont été créés en un an, soit une progression de 2,25 %. La performance est d'autant plus notable qu'elle intervient alors même que le nombre d'entreprises présentes sur le parc a légèrement reculé, passant de 191 à 188 unités.

Ce rebond résulte avant tout d'une dynamique interne. Le solde entre entreprises entrantes et sortantes, majoritairement des TPE, n'a joué qu'un rôle marginal dans cette évolution. C'est la croissance organique des acteurs déjà implantés, notamment par des extensions de sites, qui a tiré les effectifs vers le haut. Deux tiers des entreprises ont ainsi maintenu ou augmenté leurs effectifs : 38,9 % les ont accrus, 28,7 % les ont stabilisés. Seul un tiers (32,4 %) a procédé à des réductions de postes.

L'industrie, véritable moteur

L'industrie s'affirme comme le moteur de cette reprise. Avec 149 créations nettes de postes, soit une hausse de 4,17 %, elle représente désormais 46,5 % de l'emploi total du parc, devant la logistique (44,5 %), qui progresse elle aussi de 1 % malgré la disparition de quatre entreprises du secteur. Cette inversion de tendance est significative : en 2021, la logistique dominait encore le paysage de l'emploi sur le PIPA.

Le BTP, bien que modeste en volume (203 salariés), enregistre la plus forte progression relative avec +10,9 %, dopée notamment par l'installation du groupe Martel, qui a créé 20 emplois dès son arrivée. À contre-courant, le secteur des services accuse un recul de 5 % (−26 postes), malgré un nombre d'entreprises stable.

La structure des contrats de travail confirme la solidité du modèle. Les CDI représentent 81,4 % des emplois, en légère hausse de 0,6 %. L'intérim connaît en revanche un bond significatif de 15,4 %, atteignant 1 206 postes, signe d'une activité en accélération et d'une prudence des employeurs face aux incertitudes conjoncturelles. Les CDD, très minoritaires (4 % du total), poursuivent leur recul avec −7,3 %.

"En dépit d'un contexte difficile, de beaux projets, notamment d'extension d'entreprises, ont été réalisés et ont permis de pallier des implantations en baisse. Ces croissances organiques, créatrices d'emplois, sont sources de vitalité et d'émulation pour l'ensemble de notre écosystème. J'y vois aussi un marqueur de confiance dans l'avenir du PIPA et la résilience d'un modèle qui privilégie la diversité." explique Émilie Brot, directrice générale du Syndicat Mixte, pour qui ce cap des 8 000 emplois est davantage qu'un chiffre : il témoigne de la résilience d'un modèle fondé sur la diversité sectorielle et l'ancrage territorial, entre Lyon et Genève, au cœur d'un bassin économique en pleine mutation industrielle.

Repères chiffrés
- 8 001 emplois au 31/12/2025 (+2,25 % sur un an)
- 188 entreprises implantées (−3 par rapport à 2024)
- +149 postes dans l'industrie (+4,17 %), premier secteur avec 46,5 % des emplois
- +15,4 % de recours à l'intérim (1 206 postes)
- 81,4 % des emplois en CDI (6 517 postes)
- 23 sites de plus de 100 salariés, dont 3 dépassant 400 employés
- 2/3 des entreprises ont maintenu ou augmenté leurs effectifs

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