Queyranne ViaRhôna
© Rhône-Alpes Tourisme M.Rougy

Métropole de Lyon : le tracé de la Viarhôna retardé, les écologistes s'en prennent à la Région

Le projet d'aménagement d'une portion de la Viarhôna entre Pierre-Bénite et Givors, censée relier le lac Léman à la Méditerranée, peine à avancer. Jeudi 23 décembre, le projet a été renvoyé par une commission publique. La Métropole, elle, charge directement la Région pour le retard qu'elle a accumulé dans ce dossier.

Pas de portion cyclable de 18 km pour la Viarhôna entre Pierre-Bénite et Givors. Du moins, pas pour l'instant. Ce jeudi 23 décembre, le projet a été refusé par une commission chargée de mener une enquête préalable à sa déclaration d'utilité publique (DUP), explique la Métropole de Lyon par voie de communiqué. Initialement prévu pour créer un chaînon manquant de la véloroute qui relie le lac Léman à la Méditerrannée, ce dossier a été retardé, non pas à cause de sa réalisation, mais bien parce que le tracé retenu ne relève pas de "l'intérêt public", souligne la commission.

C'est surtout le fait qu'aucune solution alternative n'ait été envisagée qui fait grincer certaines dents du côté de la Métropole, qui estiment que la Région ne s'est pas suffisamment impliquée sur ce projet "dont l’intérêt est incontestable". Lequel est d'ailleurs compétence de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, puisque c'est elle qui en est le maître d'ouvrage unique.

Pas d'étude environnementale

La Métropole regrette qu'aucune étude environnementale n'ait été mise à l'oeuvre par la Région alors que " la forêt fluviale qui longe le Rhône entre Irigny et Grigny abrite plusieurs sites protégés au niveau départementale (Arrêté Préfectoral de Protection de Biotope) ou européen (la Saulaie galerie d'Irigny), juge ainsi Pierre Athanaze, vice-président délégué à l’environnement et à la biodiversité. Et de poursuivre  que " plus de 2 000 espèces végétales et animales y ont été inventoriées, certaines très rares. Il est peu compréhensible que la Région ait fait mine de l’ignorer. La recherche d'un nouvel itinéraire rajoutera encore du retard à la finalisation de la Via Rhôna".

Un risque majeur pour le projet

Pour Fabien Bagnon, vice-président de la Métropole en charge de la voirie et des mobilités actives, le match était déjà joué d'avance : " les conclusions de la commission d’enquête publique ne nous étonnent malheureusement pas même si nous les déplorons l’absence de propositions de tracé alternatif et d’études environnementales approfondies sur les 7 kms du parcours située en zone naturelle sensible faisait prendre un risque majeur au projet. Le retard inévitable que va entrainer cette décision sur la réalisation de ce maillon aura également un impact sur la mise en service de la ligne 3 des Voies Lyonnaise dont le tracé emprunte ce tronçon de la ViaRhôna". 

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