Un incendie spectaculaire aux Chartreux, un bus TCL lourdement accidenté, le château de l’Île Barbe vendu aux enchères, un bras de fer judiciaire engagé entre l’OL et Botafogo et Lyon qui se positionne pour les JO d’hiver… On fait le point sur les infos marquantes de la semaine du 30 mars au 5 avril à Lyon.
Les Chartreux touchés par un important incendie
C’est sans doute l’événement le plus marquant de la semaine. Mercredi 1er avril au soir, un violent incendie s’est déclaré au sein de l’institution des Chartreux, dans le 1er arrondissement de Lyon.
Le feu, qui a touché l’aile Est du bâtiment, a nécessité une mobilisation exceptionnelle des secours. Plusieurs planchers se sont effondrés, provoquant des reprises de feu les jours suivants. Ce dimanche encore, les pompiers restent à pied d’œuvre pour démolir progressivement la façade Est et visent une neutralisation complète des flammes pour mardi 7 avril.
Au total, 150 élèves ont été évacués en urgence. Un surveillant a été hospitalisé après avoir inhalé des fumées. Face à l’ampleur des dégâts, Laurent Wauquiez a annoncé une aide exceptionnelle de la Région Auvergne-Rhône-Alpes de 3 millions d’euros.
Un accident spectaculaire de bus à la Croix-Rousse
À quelques rues de là, le quartier des Chartreux a de nouveau été marqué par l’actualité ce samedi 4 avril. Un bus TCL de la ligne C13 a violemment percuté un arbre, cours Général-Giraud (Lyon 1er).
Le choc, survenu tôt le matin, a fait trois blessés, dont un passager en urgence absolue, désincarcéré par les secours. Le conducteur a également été pris en charge.
Au total, 28 sapeurs-pompiers ont été mobilisés dans cette intervention, illustrant la violence de l’accident.
Lire aussi : Caluire : un octogénaire se casse le bras à bord d'un bus TCL
L’emblématique château de l’Île Barbe vendu aux enchères pour plus d’un million d’euros
Autre fait marquant de la semaine, la vente du château de l’Île Barbe, symbole du patrimoine lyonnais. Mis aux enchères ce jeudi 2 avril au tribunal administratif, le site du 9e arrondissement a été adjugé à 1,35 million d’euros, soit un peu plus du double de son prix de départ (600 000 euros).
C’est le promoteur Guillaume Langlois, de la société Palauma, qui s’en est porté acquéreur. Classé monument historique en 1993, mais laissé à l’abandon, le domaine nécessitera environ 2 millions d’euros de travaux pour être rénové.

OL – Botafogo : un conflit financier qui ravive les sombres souvenirs de John Textor
La semaine a également été agitée du côté de l’Olympique Lyonnais. D’abord, le club lyonnais a engagé des démarches pour récupérer des sommes liées au transfert de Jeffinho, réalisé il y a trois ans, estimant ne toujours pas avoir été payé par Botafogo, ancien club partenaire du groupe Eagle de John Textor.
Mais le club brésilien a rapidement contre-attaqué ce vendredi 3 avril. Dans un communiqué, Botafogo a annoncé avoir assigné l’OL en justice pour une dette estimée à plus de 125 millions d’euros.
La raison ? Plusieurs prêts établis entre les deux clubs n’ont toujours pas été payés et risquent de ne jamais l’être suite aux accords de collaboration rompus par Michèle Kang, nouvelle propriétaire des Gones. Et cette dette serait trop importante, puisque les Brésiliens ont indiqué avoir reçu une interdiction de recrutement de la part de la FIFA en 2025. L’issue de ce bras de fer judiciaire pourrait avoir de lourdes conséquences financières pour Lyon.

Lyon en plan B crédible pour les JO d'hiver 2030
Et si Lyon accueillait des épreuves des Jeux olympiques d’hiver 2030 ? L’hypothèse a pris de l’ampleur cette semaine.
Alors que le projet niçois est fragilisé par les positions du nouveau maire Eric Ciotti, qui refuse d’installer un toit rétractable pour l’Allianz Riviera, Grégory Doucet a proposé, ce mercredi 1er avril, que Lyon se positionne pour accueillir des épreuves de glace. Fabrice Pannekoucke, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, a dénoncé une "approche de coucou" de la part de l’élu écologiste, tout en se disant "prêt à étudier toutes les possibilités".
Une option prise au sérieux, notamment grâce à des infrastructures déjà existantes comme la LDLC Arena ou encore Eurexpo à Chassieu. Si rien n’est acté, Lyon apparaît désormais comme un plan B crédible.

Lire aussi : Lyon 2 : la Région contrainte de donner près de 10 millions d’euros à l’université
