Construit par le réalisateur lyonnais Fabien Loïacono avec l’aide de l’intelligence artificielle, l'œuvre "D’ombre et de lumière" s'apprête à être exposée au Palais des festivals de Cannes.
Et si l’intelligence artificielle pouvait émouvoir autant qu’un acteur en chair et en os ? C’est le défi que s’est lancé le réalisateur lyonnais Fabien Loïacono avec son court-métrage "D’ombre et de lumière", un thriller psychologique de huit minutes entièrement conçu à l’aide de l’IA.

Une reconnaissance internationale grandissante
Achevé en février 2026, ce film s’est déjà fait une place sur la scène internationale, avec une quarantaine de sélections en festivals et quatre récompenses à son actif. C’est en grande partie due au registre réaliste et oppressant. Le film raconte l’histoire d’un vieil homme, agressé chez lui, qui reprend conscience dans un lieu inconnu, tandis que la police tente de le localiser.
Le court-métrage s’apprête désormais à franchir un cap important avec sa sélection dans deux festivals majeurs dédiés à ces nouvelles pratiques. Il sera en compétition au World AI Film Festival (WAiFF), organisé à Cannes les 21 et 22 avril, ainsi qu’au AI International Film Festival de Los Angeles dès le 8 avril.
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L’IA, le nouvel outil du cinéma ?
À l’heure où l’intégration de l’intelligence artificielle dans le cinéma suscite autant d’admiration que d’inquiétudes, "D’ombre et de lumière" cherche à montrer que l’IA peut servir la narration, et non l’inverse. Du moins, c’est l’objectif de son créateur, Fabien Loïacono.
Reste à savoir si ce type de création parviendra à s’imposer durablement dans les festivals et surtout auprès du grand public qui reste tout de même sceptique sur l’IA.
