Alors que l'opposition de gauche avait dénoncé ce mercredi 22 avril plusieurs choix budgétaires portés par Véronique Sarselli et sa majorité métropolitaine, notamment la hausse de son indemnité de présidente, la Métropole de Lyon se défend et dénonce "l'indignation sélective des groupes d'opposition".
Sans surprise, le premier véritable conseil métropolitain présidé par Véronique Sarselli, ce 22 avril, a été l'occasion pour l'opposition d'attaquer la majorité de droite. Les écologistes, menés notamment par l’élu Mathieu Vieira, ont notamment dénoncé plusieurs choix jugés contraires à la sobriété budgétaire : possible augmentation du nombre de collaborateurs, retour des voitures de fonction ou encore hausse des indemnités.
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Face à ces critiques, la nouvelle majorité a tenu à clarifier sa position. Dans une réaction transmise après la séance, l’exécutif assure que l’indemnité de la présidente respecte strictement la loi du 22 décembre 2025 sur le statut de l’élu local. Celle-ci fixe désormais directement les montants, sans vote du conseil. La Métropole souligne par ailleurs que la majoration facultative de 40 % prévue par le texte a été refusée par Véronique Sarselli.
Sarselli attaque Doucet
L’exécutif métropolitain s’étonne ainsi de "l'indignation sélective des groupes d'opposition", attaquant par la même occasion la Ville de Lyon et son maire écologiste, Grégory Doucet "qui s'apprête à présenter une délibération en conseil municipal, à hauteur de 2300 bruts par mois en plus de son indemnité de base".
La Métropole met aussi en avant l’absence d’enveloppe de frais de représentation pour sa présidente durant le mandat, contrairement à celle prévue pour le maire, "de 15 000 euros par an, en augmentation de 500% par rapport au dernier mandat" dénonce la collectivité. "A la Métropole, aucune enveloppe de frais de représentation pour la Présidente n'a été votée et ne sera votée au cours des six prochaines années" conclut Véronique Sarselli.

Dans la bataille pour le fric, on attend maintenant la réponse d'en face ! 😀
Et pour info, ce sont les LR au gouvernement qui ont fait voter cette loi pleine d'astuces où le mot "pourra" est remplacé par "sera". Une forme d'augmentation obligatoire comme ça, pas besoin d'être voté par l'assemblée locale.
Inutile de préciser que du côté du RN, un maire a déjà défrayé la chronique sur ce même thème de l'augmentation...